Workshop DP "Design en terres d'artisanat"

06 avril 2016

Cinq équipes de première année du DSAA mention produit ont planché sur leurs projets pendant deux semaines pour ensuite expérimenter et réaliser des prototypes durant un séjour de cinq jour à l'atelier musée du verre de Trélon. Pour les accompagner, un tourneur sur bois (Dominique Clément), deux artisans verriers (Jean-Baptiste Pinel et Alain Nachbauer), et un designer (Julien Kieffer).

Partenariat entre l'écomusée de l'Avesnois et l'ésaat, l'objectif pédagogique de ce workshop est clairement orienté vers la recherche et le développement de produits.

La conservation des savoir-faire, leur réactualisation technique et économique, leur devenir sont des préoccupations partagées par l’écomusée de l'Avesnois et l’ésaat de Roubaix. Pour l'ésaat, les moyens et les méthodes du design peuvent contribuer au développement du secteur artisanal. Pour l’écomusée de l’Avesnois, ces préoccupations s’incarnent concrètement dans la conservation des outils, des savoir-faire et leur confrontation à leur contemporanéité. Le programme du projet de recherche consiste à détecter, analyser et expérimenter de nouvelles pratiques de design dans le domaine de l’innovation formelle des productions de l'écomusée de l'Avesnois.

L’écomusée de l’Avesnois témoigne du passé rural et industriel de l’Avesnois à travers la conservation des outils et des techniques. Il y intègre également les dimensions sociales et associatives pour mieux comprendre et faire comprendre les liens qui existent entre le passé, le présent et qui permettent de mieux préparer l’avenir. Il réunit sur des sites différents quatre musées à Fourmies, Sains-du-Nord, Trélon et Felleries.

Site officiel des écomusées de l'Avesnois

Les étudiants ont produit différents projets décrits ci-dessous.

Design Minéral

Maité Guyomarch et Lisa Venerito

Partir des savoirs-faire artisanaux, tout en valorisant les qualités régionales, étaient les fils conducteurs de cette alliance entre verre et pierre bleue. En effet, malgré leur appartenance commune au monde minéral, leur combinaison peut être cependant surprenante et intéressante.
Disposant de qualités à la fois divergentes et complémentaires, cet ensemble de vases combine ainsi le caractère massif de la pierre avec la finesse du verre. Malgré une production sérielle, chaque vase possède son identité grâce à l’unicité de la pierre. Le verre est soufflé sur une empreinte en pierre et révèle alors toutes les aspérités et son authenticité.

Fusion libre

Martin Bessey et Eddy Schied

Comment le designer peut-il créer l’unique dans la série ?
En voulant contraindre le verre dans une structure en fil de fer, la matière s’exprime à travers des formes aléatoires. La création d’un moule en bois puis en briques a permis de définir un volume initial tout en laissant le hasard opérer dans la forme finale de l’objet. L’intervention des fils de fer permet de faire interagir la matière et la lumière pour révéler des reflets diffus et apaisants.
À travers ce projet, le designer et l’artisan s’associent pour créer un objet unique et authentique qui s’inscrit dans une démarche sérielle. 

Vice verre ça

Héloise Larroque et Inès Lepez

Ce projet a pour but d’explorer le dialogue qui s’instaure entre designers et artisans. Le répertoire de formes existantes au sein de l’éco-musée, à travers la diversité des moules verriers disponibles, constitue le point de départ de cette création. Associées au bois, de nouvelles formes naissent.
Les formes intriguent, surprennent par leurs assemblages. Emprisonnées à l’intérieur du verre, les pièces en bois semblent repousser les limites de la technique. Les principes de formes étranglées participent à une suite de combinaisons étonnantes qui interrogent l’usager, mais aussi l’artisan dans ses méthodes de production.

Souche

Marion Collet et Clara Delaunay

Les bijoux sont exposés, mis en avant, dès que nous sortons, mais perdent de leur préciosité une fois ôtés de leur vitrine corporelle. Nous voulions prolonger cette exposition au sein même de la maison, là où les bijoux restent finalement cachés. La transparence du verre nous a conduit à travailler autour de la lumière. Nous avons donc souhaité créer un socle en bois pour mettre en lumière le bijou.
L’écomusée propose des "glettes", palets de verre typiques de la région, que nous avons réinterprétés en conservant les moules existants. Nous avons choisi de mettre en lien le caractère organique des matériaux verre et bois en réalisant des empreintes de veinage dans les glettes à l’aide de tampons en chêne. Le bijou s’insère à la surface de la souche, créant ainsi une harmonie entre les deux matériaux qui se complètent

Dadà Floga

Raphaëlle Maillard, Zacharie Dru et Pierre- André Becuau

Dada Floga est un luminaire, mariant les aspects et les techniques de mise en forme du bois et du verre. Le bois tourné est pensé comme un objet brut et calibré tandis que le verre soufflé est voulu comme une forme libre. La pièce de bois, utilisée comme un outil, vient emboutir la bulle de verre en fusion, lui donnant une dimension aléatoire.
Le souhait de figer cette rencontre se traduit par l’homogénéité et la réunion des deux objets en un seul. La matière déformée, créer un logement destiné à accueillir le dispositif lumineux. L’objet permet donc d’associer deux qualités de lumière, l’une mobile et directionnelle, l’autre fixe et diffuse. 

 

Un article de la Voix du Nord s'est fait l'écho de ce travail.