Hakima Metahri

Enseignante d’arts appliqués de la jeune génération, Hakima Metahri est fraichement arrivée à l’école. Elle prodigue principalement sa chaleureuse attention aux élèves de pré-bac et poursuit en parallèle un travail de recherche universitaire. Elle a accepté de recevoir le Bureau des élèves pour dresser son portrait. 

 

Bonjour ! Parlez-nous un peu de vous, quand et comment êtes-vous rentrée à l’ésaat ?

Je suis arrivée à l’ésaat l’année dernière, en septembre 2015. Ça fait trois ans que je suis enseignante. J’étais dans l’académie de Toulouse l’année précédente et à l’issu d’une année de stage, je devais formuler des vœux dans différentes académies en France et j’avais mis l’académie de Lille en premier vœu car je voulais être dans une ville assez dynamique et j’ai eu la chance d’être affectée dans cette école.

Comptez-vous y rester ?

Oui j’aimerais beaucoup même si j’aimerais aussi aller voir ce qu’il se passe ailleurs, travailler à l’étranger peut-être...

Quel a été votre cursus scolaire et professionnel ?

J’ai fait un Bac littéraire option Arts Plastiques puis ensuite une Mise à Niveau et un BTS Design de Mode à l’école Duperré. Ensuite, j’ai travaillé comme assistante styliste, j’ai fais pas mal de boulots alimentaires aussi comme vendeuse, hôtesse d’accueil. J’ai été assistante bookeuse dans une agence de mannequin et pour donner une image, c’était comme dans Le Diable s’habille en Prada en beaucoup moins glamour ! Je me suis rendue compte que ce monde ne me convenait pas, alors j’ai repris mes études. J’ai fait une licence en Arts Appliqués option textile à l’Université de Toulouse. Puis j’ai fait un Master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation). J’ai passé le CAPET Arts Appliqués et maintenant je fais une thèse qui porte sur la réappropriation et la transmission des savoir-faire traditionnels dans les quartiers pauvres en France.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre travail ?

Alors j’aime évidemment le contact avec les élèves. Et j’aime aussi la recherche, le côté prospectif du design et le fait de pouvoir être assez libre dans les sujets que l’on propose aux élèves. On peut explorer et faire des connexions avec différents domaines extérieurs aux arts appliqués, partir d’une approche sociologique ou au contraire démarrer par le «faire». J’aime l’ouverture que permettent les arts appliqués.

Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir professeure ?

Le partage des connaissances, la recherche, à peu près les mêmes raisons que pour la question précédente en fait.

Que pensez-vous de l’ésaat ? Pourriez vous décrire l’école en trois mots ?

Je dirais la convivialité, l’entraide entre les enseignants mais aussi entre les élèves, la vivacité. L’ésaat a vraiment un esprit propre à elle et ça c’est vraiment génial. J’étais très étonnée en arrivant à l’ésaat de découvrir certains évènements comme la journée de mobilisation contre le SIDA, j’avais un peu l’impression d’être dans «High School Musical» !

Quelles sont vos passions ?

Dans le cadre de ma thèse, je découvre petit à petit des techniques de tissage, je fais de la couture. Et sinon, je dessine, je fais un peu de modèle vivant quand je peux. J’aime bien les films de sciences fiction ou les séries comme The Walking Dead, Game of Thrones, Black Mirror ou Mister Robot.

Comment vous décririez-vous ? Qualités, défauts...

Je dirais que je suis plutôt à l’écoute et j’aime échanger avec les autres même si parfois je peux être un peu réservée.

Quels designers ou artistes vous inspirent ?

En mode, j’aime de le travail d’Hussein Chalayan qui propose une autre façon d’appréhender le vêtement. Le travail de Neri Oxman qui questionne la science et les nouvelles technologies. J’aime aussi le travail de Riad Sattouf, notamment «L’arabe du futur». Mais j’aime surtout les projets qui proposent une approche collaborative, comme la 27e région ou le collectif Plausible Possible.

Auriez-vous une anecdote sur vous à nous raconter ?

Mmmmmh, voyons voir.... ah oui ! Quand j’étais étudiante en BTS avec une amie on se faisait passer pour des journalistes de mode pour rentrer dans un défilé mais à vrai dire je ne sais pas s’ils nous ont cru ou s’ils nous on laissé rentrer car on leur faisait de la peine.

Un petit mot pour la fin ?

Je dirais que les élèves devraient s’amuser dans tous les projets qu’ils font, ils devraient toujours trouver quelque chose qui les motive, essayer de trouver une entrée qui leur soi personnelle afin de vraiment être animé par ce qu’ils font. Et toujours garder cet esprit propre à l’ésaat, être dans l’échange avec les autres étudiants et élèves, de partager leurs savoirs et de profiter de toutes les possibilités qu’offre cette école pour mener des projets riches et innovants. Et avoir confiance en eux !

 

Entrevue et dessin, Léonie Laparade, coordination Marie Dutriaux, photos Fabrice Coget