Marie Duterque et Karine Muller

Voici le portrait d’un singulier duo, celui-là même qui gère la bourse de l’école au quotidien, toutes les petites choses qui font le confort des élèves et étudiant.e.s liées à la restauration scolaire, aux voyages, aux bourses... Karine et Marie sont de discrets membres de l’équipe de direction, en charge de l’intendance, elles ont accepté de répondre à quelques questions.

Bonjour, pourriez vous vous présenter ?

Marie : Je m’appelle Marie Duterque, anciennement Voiseux, je gère les voyages, la facturation et les commandes de fournitures pédagogiques, le Fonds Social en faveur des élèves. En moyenne il y a une quinzaine de voyages à destinations diverses (cette année c’est Berlin, l’Espagne...) qui sont organisés chaque année, et autant de sorties scolaires dans les musées de la région...
Karine : Je suis Karine Muller, je gère la restauration scolaire, l’internat, les bourses des élèves de lycée et tout ce qui touche au quotidien des élèves et des étudiants. Il faut savoir que l’école sert 420 repas par jour en moyenne et qu’elle accueille pas loin de 115 internes.

Parlez-nous un peu de votre parcours.

Marie : J’ai fait une maîtrise de Lettres modernes à l’université Lille3. J’ai intégré l’Education Nationale en 1995 en tant que Surveillante d’externat (ancienne appellation pour Assistante d’Education) puis j’ai passé et obtenu le concours pour travailler dans les services de direction de l’Éducation Nationale en 2000. J’ai travaillé dans plusieurs universités, à l’IUFM, la fac de médecine, avant d’arriver à l’ésaat en 2014.
Karine : Je suis titulaire d’un BTS de Comptabilité que j’ai passé à Lambersart, j’ai fait des petits boulots - hôtesse de caisse, vendeuse sur les marchés - avant d’intégrer l’Education Nationale en tant que contractuelle en 2007 puis j’ai eu le concours de Secrétaire d’Intendance en 2012.

Comment vous décririez-vous ? Qualités, défauts...

Marie : Je pense être à l’écoute, accueillante et pédagogue mais je suis ce qu’on appelle une personnalité «entière», c’est parfois un défaut...
Karine : Je suis trop gentille, c’est à la fois une qualité et un défaut, mais ça dépend pour qui. Il y a beaucoup de têtes en l’air à l’ésaat, qui oublient leur carte de self ou d’alimenter leur compte ! Mais je ne peux pas me résoudre à refuser qu’un élève mange, donc on s’arrange toujours.

Quelles sont vos passions en dehors de votre métier ?

Marie : J’aime m’occuper de mes enfants, deux garçons de 14 et 17 ans, la nature, la musique… J’aime me balader avec mon chien, un boxer plein d’énergie. J’ai un jardin de 300m2, avec des arbres fruitiers et quelques légumes - salades, tomates - mais je n’ai pas le temps de faire beaucoup plus, pourtant j’adore ça ! J’aime aussi beaucoup lire, je conseille à tous la lecture de L’œuvre de Dieu, la part du diable, de l’écrivain américain John Irving que j’ai adoré, c’est un livre qui vous transforme !
Karine : J’aime m’occuper de mes deux filles de 8 et 3 ans et je suis une grande fan de séries télé ! Avec des goûts assez varié, ça va de Castle à Grey’s Anatomy, Esprits criminels ou même Desperate Housewives...

Qu'est ce que vous appréciez dans l'école ?

Les deux : La gentillesse des élèves, leurs tenues parfois surprenantes (dans le bon sens du terme),leur inventivité et leur investissement dans la vie de l’école qui rendent l’établissement convivial et chaleureux.

Vous qui avez travaillé dans d’autres établissements, quels changements cela fait-il de travailler dans une école d’art ?

Marie : Le cadre est moins rigide que beaucoup d’établissements dans lesquels j’ai pu être, les services sont moins cloisonnés, on peut voir des élèves rigoler avec des agents et avec des profs, ce que j’ai peu rencontré ailleurs...
Karine : C’est l’état d’esprit en général, cordial, respectueux... Les gens - même les élèves ! - disent bonjour, il y a un respect du personnel..

Un mot pour la fin ?

Nous sommes complémentaires dans nos missions et dans nos caractères, nous nous relayons et sommes solidaires, c’est important pour l’efficacité des tâches d’intendance.

Merci à toutes deux.

Entretien Nouara Manseur et Cédric Villain, photos Fabrice Coget