Publié le 29 juin 2026
- Baccalauréat
Une fin d’année bien remplie en seconde
Les élèves de 2A1 mettaient à peine la touche finale aux nouvelles écrites pour le prix Dominique Bernard qu’ils s’engageaient déjà dans le concours d’éloquence organisé par la Cité Éducative de Roubaix et préparaient un voyage à Paris.
« Dites non à ce qui vous enferme. »
Pour la troisième année consécutive, des élèves de l’ésaat ont donc participé à ce concours d’éloquence aux côtés d’autres lycéens de la ville de Roubaix. Cette année, le sujet était : « Rien ne devrait dicter votre destin ! Racontez comment le dépassement de soi et la persévérance peuvent permettre de surmonter les discriminations ou de briser les déterminismes sociaux. ».
Le travail en classe s’est amorcé par une analyse du sujet et des idées pour l’aborder de façon originale. Qu’entend-on par « déterminismes sociaux » ? À quelle discrimination doit-on faire face au quotidien ? Cette phase à la fois collective pour l’analyse et individuelle pour la première étape de réflexion a permis de travailler le sujet de l’essai que les élèves des séries technologiques doivent rédiger au bac. Quelle thèse défendre ? Sur quels arguments s’appuyer ? Quels exemples convoquer ? Autant de compétences dont les élèves auront besoin dans les différentes épreuves du bac. La richesse des idées appuyées sur la diversité des parcours de chacun a ouvert la voie à la réflexion sur le handicap physique, l’origine géographique, les stéréotypes de genre, l’auto-censure liée à la peur de ne pas être légitime, le regard porté sur les familles homoparentales et bien-sûr le déterminisme lié à la classe sociale dans laquelle on naît.
Ce sont finalement quatre élèves qui ont souhaité aller jusqu’au bout de la rédaction d’un discours et qui ont donc travaillé à sa mise en voix, préparant ainsi les épreuves orales qui les attendent en première et terminale. Elles se sont entraînées en classe ou seules, aidées de leurs camarades pour tester l’effet de leurs propos et le choix des outils rhétoriques. Elles se sont ensuite présentées devant la classe qui a déterminé quelles étaient les deux élèves qui allaient concourir. Ce sont donc Cloé et Margot qui ont été chargées de représenter l’école, parlant respectivement du regard méprisant porté sur les personnes atteintes d’achondroplasie et de la difficulté d’être prise au sérieux quand on est une jeune femme qui joue au football.
Le 21 mai après-midi, toute la classe s’est retrouvée dans la magnifique salle Pierre de Roubaix de l’hôtel de ville avec des lycéens issus d’autres établissements scolaires ou de structures sociales de la ville. De nombreuses prestations ont été applaudies et nos deux élèves n’ont pas démérité, l’une d’elles étant d’ailleurs acclamée par l’assemblée pour la force de son discours et la maîtrise des outils de l’éloquence. Si, finalement, aucune d’entre elles n’a remporté de prix, elles ont pu expérimenter la prise de parole devant un public, la maîtrise de sa voix et l’usage de ses gestes pour souligner le propos.
Un séjour pédagogique à Paris
Les deux premiers jours de juin ont été consacrés à un voyage à Paris afin de revenir sur un certain nombre de points abordés dans le cours d’Histoire de 2de et de préparer l’année de 1re dans cette même matière. Le parcours a été pensé pour activer ou réactiver des savoirs et savoir-faire à la fois historiques, architecturaux et artistiques, mobilisant ainsi les connaissances acquises dans différentes matières.
La visite du Louvre s’est déroulée sous la forme d’un jeu de piste au cours duquel les élèves devaient retrouver un certain nombre d’œuvres emblématiques de la Renaissance, dont la fameuse Joconde. Le parcours les emmenait ensuite à la découverte de Napoléon à travers les peintures de David notamment : ils devaient observer la représentation du sacre de Napoléon et prouver par l’analyse qu’il s’agit d’un couronnement et non d’un sacre, les deux titres de l’œuvre ayant recours à l’un ou l’autre terme.
Ils sont ensuite partis à la découverte des bâtiments emblématiques du XIXe siècle par l’ascension de la tour Eiffel et l’observation depuis son sommet de la façon dont l’urbanisme et l’architecture dessinent la ville. Ils ont pu repérer un certain nombre de monuments qu’une balade en bateau-mouche leur a permis d’observer de plus près : la synthèse du programme était complète, de l’île de la Cité et Notre-Dame pour le Moyen-âge à la Conciergerie pour la Révolution et le Grand Palais pour le XIXe siècle. « La Caverne du Pont-Neuf » de JR n’était malheureusement pas encore accessible au public mais l’œuvre d’art était observable depuis les quais.
Un temps libre dans le quartier du Marais historique a permis à chacun de déambuler dans les lieux marqués par la Révolution française. La pluie n’a pas entamé l’enthousiasme de la classe ni l’engagement des élèves à découvrir in situ ce dont parlent leurs enseignants en cours d’année.