Les élèves de Terminale suivant l’option Histoire des Arts ont enregistré une émission pour la radio Radar, la radio de l’ésaat, à l’auditorium du musée de la Piscine à Roubaix (Musée d’Art et d’Industrie André Diligent). Intitulée “Dans le pédiluve”, elle a pour thème les métiers qu’on peut exercer dans un musée et clôture un long travail de préparation.
En effet, le trimestre précédent a été consacré à connaître les nombreux métiers qu’on peut croiser dans un musée et le travail a pris différentes directions. Les élèves se sont d’abord documentés, notamment sur le site du ministère de la Culture, après avoir repéré le nom des métiers sur les cartels finaux des expositions visitées. Ils sont ensuite allés à la rencontre des visiteurs et visiteuses du musée roubaisien pour les interroger sur leurs propres connaissances ; ces témoignages ont été montés pour constituer une séance de micro-trottoir pour l’émission. Les élèves ont également pu rencontrer, en amont, quelques personnels qui ont répondu à leurs questions. Enfin, les connaissances acquises ont permis d’élaborer un quiz pour animer l’émission.
Le travail de préparation et de mise en forme de l’émission a alors pu commencer : les élèves ont constitué une carte postale sonore du musée de la Piscine en laissant leur micro capter l’ambiance des différents espaces. Ils ont choisi deux chansons en lien avec le musée pour constituer les pauses musicales. Les questions imaginées pour les interviews se sont précisées une fois les intervenants connus. Il ne restait plus qu’à enregistrer l’émission !
Le jour de l’enregistrement, la classe a donc posé ses micros dans l’auditorium mis à disposition par la directrice-adjointe et administratrice du musée, Agathe Oudart, qui a été la première interviewée : elle a évoqué son travail, son parcours et le fonctionnement du musée. Julie Delvalle, Benjamin Vasseur Belval, Laura Louvrier et Julieta Rosas Gil ont éclairé différents aspects de son fonctionnement : la communication, la médiation, l’adaptation aux publics, la gestion et le transport des œuvres.
Le 12 février dernier, les élèves de Terminale inscrits à l’option Histoire des arts ont été accueillis au MUba, musée des Beaux-Arts de Tourcoing, par sa directrice et conservatrice Mélanie Lerat, accompagnée d’Anaïs Perrin, responsable du service des publics.
La rencontre avait été préparée par une visite libre organisée la semaine précédente, au cours de laquelle les élèves ont observé l’ensemble des espaces du musée. Ils ont ainsi pu découvrir ou redécouvrir le bâtiment, un ancien hôtel particulier, parcourir l’exposition « Eugène Leroy. Peintures & dessins, 1980-2000 » qui explore la création des vingt dernières années de la vie de l’artiste et s’interroger sur les partis pris, en particulier scénographiques, à l’œuvre dans l’ensemble du musée. La grande salle dite « la nef » a d’ailleurs suscité des réactions particulièrement contrastées.
C’est avec une grande disponibilité que la directrice a consacré une heure aux élèves pour leur expliquer son parcours, ses choix – notamment pour l’exposition dont elle est l’une des deux commissaires – et répondre à leurs nombreuses questions. Cela leur a permis de découvrir les coulisses d’une exposition temporaire, des procédures de prêt aux défis du transport d’œuvres dont la matière déborde littéralement de la toile, en passant par la sélection des pièces exposées et la réflexion sur leur disposition dans les salles. Anaïs Perrin et Mélanie Lerat ont également évoqué l’histoire du musée, son lien étroit avec Eugène Leroy et l’importance du dialogue entre les œuvres, qui fait l’identité de ce musée et reste la ligne directrice de chaque nouvel accrochage.
Un grand merci à Anaïs Perrin d’avoir rendu cette rencontre possible et à Mélanie Lerat pour sa disponibilité, et à toutes les deux pour la sincérité avec laquelle elles ont répondu aux questions les plus diverses.
En janvier dernier, la salle polyvalente a permis un échange fructueux, par webcam interposée, avec Audrey Raulin, géographe écologue de l’environnement, basée en Normandie. Le thème de la visioconférence – « Coconstruire le territoire avec l’abeille » – a engagé les étudiants du DN MADe Paysages partagés à changer leur point de vue, pour dépasser la vision anthropocentrée d’un contrôle de l’humain sur le monde du vivant.
L’idée défendue par l’association Pistil n’est plus de protéger quelques espaces naturels en les mettant sous cloche, mais bien de chercher des alliances pour cohabiter le plus harmonieusement possible avec la biodiversité dans son ensemble, et ce, en partant d’un petit insecte, l’abeille… une grande dame au service de la pollinisation, performante dans son travail quotidien et surtout sociable. Nous devons apprendre à regarder le paysage au travers de ses yeux, en prenant en compte son impressionnante adaptation pour trouver une diversité de fleurs, indispensables pour nourrir la colonie avec différentes protéines. Quand nous voyons un joli paysage après les foins, aux haies bien taillées, l’abeille voit un désert sans aucune fleur…
Audrey Rollin participe à une expérimentation à Tessy Bocage au sud du Cotentin qui a débuté par la restauration d’un ancien mur à abeilles vieux de deux siècles, et pose divers moments de sensibilisation à l’aide de jeux autour de l’alimentation ou de sorties botaniques. Mais surtout le projet « Mélli-faire » cherche à repenser notre construction du territoire, en concevant un projet de transition agroécologique et de résilience alimentaire guidé par les abeilles. Ce travail tente de relier les enjeux de la biodiversité, de l’économie locale et du lien social, en nous faisant faire « un pas de côté » pour voir autrement le paysage. Cela se construit avec différents acteurs : le monde agricole, les élus et les habitants, mais aussi l’Université de Caen au-travers du centre de recherche Eco-PEPS et la Fabrique étudiante.
Cet exposé, organisé par Xiaoling Fang – Maître de conférence à l’École d’architecture de la Villette et enseignante à l’ésaat pour le parcours Paysages partagés de DN MADe 2 – a réussi à nous sensibiliser sur la biodiversité en posant un nouveau regard sur le monde du minuscule, pour élargir notre vision du monde et transformer autant nos imaginaires que nos actes.
Du 13 au 17 novembre, les étudiants et étudiantes du DSAA 1 Espace de l’ésaat de Roubaix ont expérimenté les assemblages bois, dans la Halle C de la Condition Publique de Roubaix. Ce temps pédagogique différent leur a permis d’aborder autrement la démarche de projet en design d’espace, avec une entrée par la technique, la pratique et le concret. L’objectif : prendre conscience du potentiel créatif de l’approche technique.
Après un temps de prise en main des machines et d’acquisition des connaissances liés aux assemblages bois et dérivés, la semaine a été rythmée par des contraintes créatives permettant de générer une approche exploratoire. Le dernier jour a été consacré à la restitution de la démarche de recherche, à travers la scénographie du fruit de leurs expérimentations.
La classe de DSAA 1 Espace a été encadrée pour ce workshop par Denis Plancque, architecte de formation – chargé de projets “architecture, patrimoine et territoires”, et Dorian Dewaele, ébéniste et ludologue, encadrants de la halle C, ainsi que par l’équipe enseignante du DSAA.
Le résultat de cette semaine d’expérimentation technique est exposée jusqu’au 30 novembre 2023 sous la verrière de la Condition Publique, à Roubaix.
Bravant le temps pluvieux, les étudiants de 3ème année en DN MADe Espace se sont tous retrouvés ce vendredi 10 novembre, au Mont des Cats, pour s’imprégner du site de leur futur projet dont le thème est l’hospitalité.
Nous sommes à mi-chemin entre Lille et Dunkerque, sur les communes de Berthen, Godewaersvelde et Méteren, au coeur de la Flandre, sur un mont culminant à une hauteur de 164 mètres, où domine l’Abbaye Sainte Marie du Mont, lieu d’études et de prières d’une communauté de moines trappistes qui vendent leur fromage et bière. À proximité de la frontière belge, entre monde terrestre et monde spirituel, entre espaces touristiques et espaces agraires, entre trois communes, desservi par des routes départementales et des sentiers de randonnée, le lieu domine le paysage de la région des Hauts de France. Mais si on vient de loin pour admirer les panoramas, le grand estaminet a besoin d’une rénovation qui pourrait lui faire retrouver sa vocation d’auberge, avec un aménagement paysager plus accueillant de ses abords.
arpenter le site pour le comprendre
Les étudiants, répartis en groupe d’analyse – histoire, us et coutumes, bâtiments, usages, biodiversité… -, débutent leur diagnostic en marchant. Ils prennent des notes et des photos du lieu, s’imprègnent de la topographie et emmagasinent de nombreuses informations précieuses pour faire projet par la suite : nature des sols, échelles des voiries, situation des points de vue…. Après le tour du monastère marquant le site de son haut mur et la visite du magasin avec une vidéo permettant de comprendre la vie des moines trappistes, il était temps pour tout le monde de se restaurer au chaud d’un estaminet flamand typique. Direction Godewaersvelde et son auberge Het Blauwershof qui nous accueille pour une grande tablée où les frites sont de rigueur. Il n’y a plus qu’à tenter de répéter ces paroles flamandes : « Welkom beste bezoeker, wandelaar, fietser, trouw en fijnproever… Eet smakelijk ! », c’est-à-dire « Bienvenue cher visiteur, randonneur, cycliste, fidèle et gourmet… Bon appétit ! »
Juste avant que les étudiantes de première année ne partent en stage pour 3 mois, le DSAA Espace a organisé son petit déjeuner des partenaires. Une belle occasion de remercier les professionnel·les, institutions et associations qui ont accompagné la formation pour cette année scolaire, et d’envisager de futures collaborations pour l’année à venir.
Au programme : présentation de l’école par Mme Vandenberghe, Proviseure de l’ésaat, puis présentation de la formation en DSAA Espace par les enseignant·es. M. Declercq, Directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques a ensuite fait visiter les ateliers de l’école (fablab, ateliers menuiserie, sérigraphie, tissage, …) et la matinée s’est clôturée par un temps d’échange avec les étudiantes autour des projets de l’année 2022-2023.
Ce jeudi 13 avril, la visite du Forum International Bois Construction au Grand Palais de Lille, où étaient exposées leurs maquettes de détails techniques, a été pour les étudiant·es de DN MADe 1 Espace une belle façon de clôturer le projet sur lequel ils et elles travaillaient depuis plusieurs mois.
Mené dans le cadre du cours de technologies et matériaux, cet exercice s’appuyait sur la construction d’une tiny house (à savoir un habitat minimum, transportable sur roues). Le projet, porté par Fibois – l’interprofession de la filière bois -, est le fruit de la collaboration de plusieurs formations et établissements de la région.
Dans un premier temps, les collégien·nes de Berck, Calais, Lumbres et Seclin ont imaginé la tiny house de leurs rêves. C’est à partir de ce schéma que les élèves du BTS SCBH (Systèmes constructifs bois habitat) du lycée EPIL de Lille ont dessiné la structure bois. Les élèves en bac ERA (Etudes et réalisation en agencement) du lycée Normandie Niemen de Calais ont dessiné les mobiliers et l’agencement. Les élèves de bac TCB (Technicien constructeur bois) du Lycée Professionnel Bernard Chochoy de Lumbres ont ensuite réalisé la structure de la tiny house tandis que le mobilier, l’électricité et le sanitaire ont été effectués par les élèves de bac MELEC (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés) du Lycée Professionnel Jules Verne d’Etaples et bac TISEC (Technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques) et ERA de Calais.
L’idée était de fédérer les compétences de chacune des formations pour un projet commun aboutissant à la création de cette tiny house, qui sera donnée à une association de la région qui lutte contre le mal logement.
La tiny house exposée au Forum Bois Construction – avril 2023
Les étudiant·es de DNMADe 1 Espace avaient pour leur part la mission de réaliser des maquettes explicatives des détails techniques importants de la construction. Ainsi, cela a été l’occasion de travailler à partir d’un projet très concret : il a fallu analyser les plans, 3D, photos et dessins fournis par les équipes du projet tiny house, afin de comprendre les détails techniques pour en proposer une restitution volumique, sous forme de maquette de détail. L’aspect didactique a été particulièrement questionné, pour que les maquettes puissent servir de supports explicatifs.
En ce froid matin de décembre, le cours de technologie a lieu en dehors de l’ésaat pour les étudiantes de DSAA 1 Espace. Objectif annoncé : rendre concrets les cours théoriques du premier semestre.
Première étape : Comptoir des Matériaux, à Saint-André-lez-Lille, où nous accueille Thomas Joncquez, dirigeant de cette entreprise en négoce de matériaux du bâtiment. Parpaings d’angle, de chainage, brique, mortier, béton cellulaire, plaques de plâtre, isolants, contreplaqué : les matériaux ainsi que leurs principales mises en œuvre sont présentés aux étudiantes, qui ont ainsi pu visualiser leur contenu de cours.
Nous nous rendons ensuite à l’Atelier des Façadiers à Tourcoing, toujours guidés par Thomas, qui nous fait visiter l’atelier spécialisé dans le bardage architectural. Le stockage est robotisé, ce qui permet d’éviter la manutention aux opérateurs, qui peuvent se consacrer à la commande des machines découpant les panneaux sur mesure à poser sur les façades. La matinée se finit par une présentation des maquettes expliquant les différents types de bardage que propose l’atelier.
Un grand merci Thomas pour l’accueil, la visite passionnante et les échantillons qui viendront enrichir la matériauthèque du DSAA Espace !
Les étudiantes de DSAA espace se sont récemment rendues à Oostrozebeke, en Belgique, pour visiter le showroom de Lunoo, une société d’éclairagisme. Température de couleur, intensité lumineuse, technique de la source : cela a été une belle opportunité de voir se concrétiser le cours de technologie. La visite a commencé par une mise en situation des différentes possibilités d’éclairage en fonction des types d’espaces à aménager, puis un des ingénieurs du service Recherche et Développement nous a expliqué l’usage du gonomètre, qui sert à mesurer très précisément ce qu’une source lumineuse peut éclairer. Notre matinée s’est terminée dans les ateliers de l’usine, au rez-de-chaussée, là où toutes les lampes sont minutieusement assemblées.
Merci Lunoo pour l’accueil, c’était passionnant !
Ce vendredi, les étudiantes de DSAA 1 mention Espace ont soutenu, par équipes, leur projet de scénographie pour l’exposition « Cabanes » qui se tiendra en 2023 à la Cité des Électriciens de Bruay-la-Buissière.
Après la réunion de lancement en novembre, la présentation des esquisses à mi-parcours, ce troisième rendez-vous avec les partenaires du projet – le directeur, le régisseur général et le responsable de la médiation culturelle de la Cité des Électriciens et l’équipe du master MEM de l’Université d’Artois en charge de la muséographie – avait un objectif précis : faire un choix.
Le jury, après une délibération nourrie, a sélectionné une des scénographies parmi les 4 proposées par les étudiantes pour qu’elle soit finalisée et réalisée. Il s’agit du projet « Un jeu d’enfant », de Juliette Deplanque et Ariane Bushby. Ces dernières vont continuer à le développer jusqu’à la phase chantier avec la Cité des Électriciens.
Voici un aperçu des 4 projets présentés :
Cab-âmes L’idée fondatrice de ce projet est de poser une seule et même cabane dans l’espace dévolu à l’exposition, alors même que celui-ci est découpé en plusieurs pièces. Qu’importe, la cabane traversera les cloisons, passera par les fenêtres pour proposer un espace d’exposition qui le visiteur recomposera au fil de son parcours.
Cab-âmes – Marine Christiaens, Chloé Richard et Inès Jamet
Work in progress… Quand on débute une cabane, on ne peut en connaître la forme finale : celle-ci s’enrichira des matériaux glanés et s’adaptera aux besoins du moment. Tel est le point de départ de ce projet, qui place l’idée de progression comme notion centrale de la scénographie, avec 3 structures qui viennent se compléter peu à peu, au fil de l’exposition.
Work in progress… – Sam Vanden Broeck, Karima Rakmani et Flavie Clément
[L’]enveloppe Pour ce projet, l’intention est de convoquer l’imaginaire autour de la cabane : c’est à dire mettre en valeur le contexte environnant la cabane pour faire vivre au visiteur une expérience immersive. Les univers déployés s’adaptent au chapitrage de l’exposition : la forêt verticale, la forêt fantastique et la forêt apaisante.
[L’]enveloppe, Oriane Landais, Romane Féret et Sarah Accadebled
« Un jeu d’enfant » L’exposition posant la contrainte d’être éco-conçue, les étudiantes ont mené une réflexion sur un système constructif qui utilise une matière première neuve – des panneaux de contreplaqué- de façon à ce que celle-ci soit la plus réutilisable possible dans d’autres projets d’aménagement ou de scénographie de la Cité des Électriciens. Ainsi, grâce à un assemblage moisé qui pince les panneaux au lieu de les percer, et un dessin qui évite les découpes de petites dimensions, Juliette et Ariane ont proposé une scénographie modulable et durable, qui pourra être reconfigurée dans d’autres occasions.
« Un jeu d’enfant » – Ariane Bushby et Juliette Deplanque