Les élèves de 2A1 mettaient à peine la touche finale aux nouvelles écrites pour le prix Dominique Bernard qu’ils s’engageaient déjà dans le concours d’éloquence organisé par la Cité Éducative de Roubaix et préparaient un voyage à Paris.
« Dites non à ce qui vous enferme. »
Pour la troisième année consécutive, des élèves de l’ésaat ont donc participé à ce concours d’éloquence aux côtés d’autres lycéens de la ville de Roubaix. Cette année, le sujet était : « Rien ne devrait dicter votre destin ! Racontez comment le dépassement de soi et la persévérance peuvent permettre de surmonter les discriminations ou de briser les déterminismes sociaux. ».
Le travail en classe s’est amorcé par une analyse du sujet et des idées pour l’aborder de façon originale. Qu’entend-on par « déterminismes sociaux » ? À quelle discrimination doit-on faire face au quotidien ? Cette phase à la fois collective pour l’analyse et individuelle pour la première étape de réflexion a permis de travailler le sujet de l’essai que les élèves des séries technologiques doivent rédiger au bac. Quelle thèse défendre ? Sur quels arguments s’appuyer ? Quels exemples convoquer ? Autant de compétences dont les élèves auront besoin dans les différentes épreuves du bac. La richesse des idées appuyées sur la diversité des parcours de chacun a ouvert la voie à la réflexion sur le handicap physique, l’origine géographique, les stéréotypes de genre, l’auto-censure liée à la peur de ne pas être légitime, le regard porté sur les familles homoparentales et bien-sûr le déterminisme lié à la classe sociale dans laquelle on naît.
Ce sont finalement quatre élèves qui ont souhaité aller jusqu’au bout de la rédaction d’un discours et qui ont donc travaillé à sa mise en voix, préparant ainsi les épreuves orales qui les attendent en première et terminale. Elles se sont entraînées en classe ou seules, aidées de leurs camarades pour tester l’effet de leurs propos et le choix des outils rhétoriques. Elles se sont ensuite présentées devant la classe qui a déterminé quelles étaient les deux élèves qui allaient concourir. Ce sont donc Cloé et Margot qui ont été chargées de représenter l’école, parlant respectivement du regard méprisant porté sur les personnes atteintes d’achondroplasie et de la difficulté d’être prise au sérieux quand on est une jeune femme qui joue au football.
Le 21 mai après-midi, toute la classe s’est retrouvée dans la magnifique salle Pierre de Roubaix de l’hôtel de ville avec des lycéens issus d’autres établissements scolaires ou de structures sociales de la ville. De nombreuses prestations ont été applaudies et nos deux élèves n’ont pas démérité, l’une d’elles étant d’ailleurs acclamée par l’assemblée pour la force de son discours et la maîtrise des outils de l’éloquence. Si, finalement, aucune d’entre elles n’a remporté de prix, elles ont pu expérimenter la prise de parole devant un public, la maîtrise de sa voix et l’usage de ses gestes pour souligner le propos.
Un séjour pédagogique à Paris
Les deux premiers jours de juin ont été consacrés à un voyage à Paris afin de revenir sur un certain nombre de points abordés dans le cours d’Histoire de 2de et de préparer l’année de 1re dans cette même matière. Le parcours a été pensé pour activer ou réactiver des savoirs et savoir-faire à la fois historiques, architecturaux et artistiques, mobilisant ainsi les connaissances acquises dans différentesmatières.
La visite du Louvre s’est déroulée sous la forme d’un jeu de piste au cours duquel les élèves devaient retrouver un certain nombre d’œuvres emblématiques de la Renaissance, dont la fameuse Joconde. Le parcours les emmenait ensuite à la découverte de Napoléon à travers les peintures de David notamment : ils devaient observer la représentation du sacre de Napoléon et prouver par l’analyse qu’il s’agit d’un couronnement et non d’un sacre, les deux titres de l’œuvre ayant recours à l’un ou l’autre terme.
Ils sont ensuite partis à la découverte des bâtiments emblématiques du XIXe siècle par l’ascension de la tour Eiffel et l’observation depuis son sommet de la façon dont l’urbanisme et l’architecture dessinent la ville. Ils ont pu repérer un certain nombre de monuments qu’une balade en bateau-mouche leur a permis d’observer de plus près : la synthèse du programme était complète, de l’île de la Cité et Notre-Dame pour le Moyen-âge à la Conciergerie pour la Révolution et le Grand Palais pour le XIXe siècle. « La Caverne du Pont-Neuf » de JR n’était malheureusement pas encore accessible au public mais l’œuvre d’art était observable depuis les quais.
Un temps libre dans le quartier du Marais historique a permis à chacun de déambuler dans les lieux marqués par la Révolution française. La pluie n’a pas entamé l’enthousiasme de la classe ni l’engagement des élèves à découvrir in situ ce dont parlent leurs enseignants en cours d’année.
Les élèves de 2de A1 ont participé cette année au prix Dominique Bernard. Ce prix est né l’année dernière de la volonté d’Isabelle Bernard de rendre hommage à son époux, Dominique, enseignant assassiné à Arras dans son établissement scolaire, et de mettre à l’honneur ce qui caractérisait son engagement envers ses élèves : le partage de la lecture et le plaisir de l’écriture.
Le prix initialement arrageois s’est élargi à plusieurs académies cette année : celles de Lille, Amiens et de Normandie. Il invitait les élèves de 4e, 3e et 2de à rédiger une nouvelle sur le thème « S’exprimer librement, vivre en frères ».
Un travail de longue haleine
Le thème large et particulièrement exigeant a d’abord été interrogé collectivement afin de faire émerger les premières idées et surtout les premières envies. L’ensemble des élèves de la classe a participé à cette première étape ainsi qu’à la rédaction d’un premier jet de nouvelle. Chacun était libre de travailler comme il l’entendait – seul ou en groupe -, et de constituer en parallèle un journal de bord dont la forme n’était pas imposée et permettait l’expression de la plus grande créativité.
Pendant plusieurs séances, les élèves ont rédigé leurs nouvelles, révisant et enrichissant jusqu’à cinq ou six fois la version initiale afin d’aboutir à un écrit n’excédant pas 10 000 signes – comme le stipule le règlement -, répondant bien à la tension entre les 2 thèmes et mobilisant une langue la plus travaillée possible.
Deux groupes ont choisi de réaliser un journal de bord mais un seul a mené ce travail à son terme, travail qui a demandé aux élèves de s’investir bien au-delà du temps scolaire. Les quelques élèves pour qui l’écriture n’était pas chose aisée ont contribué néanmoins au travail de toute la classe en étant des lectrices et lecteurs avisés afin que chaque groupe puisse bénéficier d’un regard extérieur.
Ce sont finalement neuf nouvelles qui ont été envoyées pour concourir au niveau académique : deux nouvelles individuelles, six nouvelles collectives et une nouvelle accompagnée de son journal de bord vidéo. Vous retrouverez l’ensemble de ces écrits ici.
La remise des prix académiques
Une nouvelle est arrivée finaliste dans la catégorie « nouvelle collective », Des ailes dans la cendre, et ses deux auteur et autrice ont été invités à la cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée au Grand Bleu à Lille le 7 mai.
La cérémonie présidée par la Rectrice de l’académie de Lille, Sophie Béjean, a été l’occasion de mettre en valeur les talents d’écriture des 2 360 élèves participants et d’attribuer neuf prix.
Cette après-midi, festive, a été ponctuée d’intermèdes artistiques portés par des élèves tout aussi talentueux : danseurs, musiciens, circassien, chanteuse. Isabelle Bernard a clôturé ce moment chaleureux par un discours rappelant l’importance de lire, penser et écrire dans la formation des citoyens et citoyennes de demain.
Quant à Raphaëlle et Antoine, ils sont rentrés à l’ésaat avec le prix de la nouvelle collective, matérialisé par un très beau trophée dessiné par Isabelle Bernard et réalisé par un enseignant du lycée Savary Ferry d’Arras, et sur lequel est gravé un poème d’Abdellatif Laâbi.
La remise des prix nationaux
L’aventure s’est poursuivie au Casino d’Arras le 27 mai pour la cérémonie interacadémique qui réunissait les lauréats de toutes les académies participantes, sélectionnés parmi les 3 188 élèves inscrits. Étaient présents notamment le Ministre de l’Éducation Nationale, M. Geffray, l’épouse du chef de l’Etat, Mme Macron et l’autrice marraine de l’édition 2026, Maria Pourchet.
La remise des prix a été rythmée par différents chants mettant à l’honneur Eluard ou Prévert et par les nombreux dessins de Coco, dont le caractère mordant est un bel hommage à ce qu’est la liberté d’expression. Le chanteur Gauvain Sers, invité surprise, a, comme Maria Pourchet, pris la parole pour parler de son parcours scolaire avant qu‘Isabelle Bernard ne clôture la cérémonie par un discours adressé avant tout aux élèves et à leurs écrits.
Et c’est avec une émotion encore plus grande qu’à Lille que nos deux élèves ont remporté le prix dans la catégorie « nouvelle collective », remis par le Ministre et la Rectrice d’académie.
Les résultats d’admission pour entrer en seconde ou en première STD2A seront disponibles sur Affelnet le 30 juin. Un dossier d’inscription sera envoyé par mail.
Les inscriptions auront lieu le jeudi 2 juillet à l’ésaat de 14 à 19h.
Pour toute information complémentaire ou en cas de problème avec le formulaire, n’hésitez pas à utiliser la page contact du site ou à contacter le secrétariat de l’école.
Les élèves de Terminale suivant l’option Histoire des Arts ont enregistré une émission pour la radio Radar, la radio de l’ésaat, à l’auditorium du musée de la Piscine à Roubaix (Musée d’Art et d’Industrie André Diligent). Intitulée “Dans le pédiluve”, elle a pour thème les métiers qu’on peut exercer dans un musée et clôture un long travail de préparation.
En effet, le trimestre précédent a été consacré à connaître les nombreux métiers qu’on peut croiser dans un musée et le travail a pris différentes directions. Les élèves se sont d’abord documentés, notamment sur le site du ministère de la Culture, après avoir repéré le nom des métiers sur les cartels finaux des expositions visitées. Ils sont ensuite allés à la rencontre des visiteurs et visiteuses du musée roubaisien pour les interroger sur leurs propres connaissances ; ces témoignages ont été montés pour constituer une séance de micro-trottoir pour l’émission. Les élèves ont également pu rencontrer, en amont, quelques personnels qui ont répondu à leurs questions. Enfin, les connaissances acquises ont permis d’élaborer un quiz pour animer l’émission.
Le travail de préparation et de mise en forme de l’émission a alors pu commencer : les élèves ont constitué une carte postale sonore du musée de la Piscine en laissant leur micro capter l’ambiance des différents espaces. Ils ont choisi deux chansons en lien avec le musée pour constituer les pauses musicales. Les questions imaginées pour les interviews se sont précisées une fois les intervenants connus. Il ne restait plus qu’à enregistrer l’émission !
Le jour de l’enregistrement, la classe a donc posé ses micros dans l’auditorium mis à disposition par la directrice-adjointe et administratrice du musée, Agathe Oudart, qui a été la première interviewée : elle a évoqué son travail, son parcours et le fonctionnement du musée. Julie Delvalle, Benjamin Vasseur Belval, Laura Louvrier et Julieta Rosas Gil ont éclairé différents aspects de son fonctionnement : la communication, la médiation, l’adaptation aux publics, la gestion et le transport des œuvres.
Dans le cadre d’une semaine de workshop, les 4 classes de Terminale STD2A ont travaillé sur la frite en partenariat avec la designer Alice Allenet. Pour mettre en valeur ce patrimoine culinaire local, les élèves ont investi un domaine du design de leur choix : design graphique, design d’espace, design culinaire (et produit), ou design textile.
Les élèves ont ainsi pu imaginer des identités de marques de street food, revisiter la traditionnelle nappe à carreaux à partir des nuances et textures de sauces accompagnant les frites, concevoir des espaces de fabrication et dégustation de frites dans des univers science-fictionnels, ou encore réinventer la forme des frites pour en faciliter le sauçage.
Le 12 février dernier, les élèves de Terminale inscrits à l’option Histoire des arts ont été accueillis au MUba, musée des Beaux-Arts de Tourcoing, par sa directrice et conservatrice Mélanie Lerat, accompagnée d’Anaïs Perrin, responsable du service des publics.
La rencontre avait été préparée par une visite libre organisée la semaine précédente, au cours de laquelle les élèves ont observé l’ensemble des espaces du musée. Ils ont ainsi pu découvrir ou redécouvrir le bâtiment, un ancien hôtel particulier, parcourir l’exposition « Eugène Leroy. Peintures & dessins, 1980-2000 » qui explore la création des vingt dernières années de la vie de l’artiste et s’interroger sur les partis pris, en particulier scénographiques, à l’œuvre dans l’ensemble du musée. La grande salle dite « la nef » a d’ailleurs suscité des réactions particulièrement contrastées.
C’est avec une grande disponibilité que la directrice a consacré une heure aux élèves pour leur expliquer son parcours, ses choix – notamment pour l’exposition dont elle est l’une des deux commissaires – et répondre à leurs nombreuses questions. Cela leur a permis de découvrir les coulisses d’une exposition temporaire, des procédures de prêt aux défis du transport d’œuvres dont la matière déborde littéralement de la toile, en passant par la sélection des pièces exposées et la réflexion sur leur disposition dans les salles. Anaïs Perrin et Mélanie Lerat ont également évoqué l’histoire du musée, son lien étroit avec Eugène Leroy et l’importance du dialogue entre les œuvres, qui fait l’identité de ce musée et reste la ligne directrice de chaque nouvel accrochage.
Un grand merci à Anaïs Perrin d’avoir rendu cette rencontre possible et à Mélanie Lerat pour sa disponibilité, et à toutes les deux pour la sincérité avec laquelle elles ont répondu aux questions les plus diverses.
À la rentrée, le lycée a ouvert une classe à projet “Médias et cultures” en classe de seconde.
Cette classe innovante propose aux élèves de découvrir les médias par la pratique, en particulier à travers la création et la réalisation d’émissions de radio autour de thématiques culturelles variées : musique, cinéma, littérature, arts, cultures urbaines, numériques ou encore enjeux culturels de société.
Découvrir les médias par la pratique
Pleinement acteurs du projet, les élèves sont amenés à concevoir, préparer et enregistrer des émissions de radio qui seront enregistrées dans différents lieux culturels et diffusées sur Radar, la radio du lycée. Ce faisant, ils apprennent à : – rechercher et vérifier des informations, – construire un angle et un contenu pertinent, – rédiger des reportages, chroniques, interviews, – s’exprimer à l’oral de manière claire, structurée et engageante, – travailler la voix, l’intonation et la prise de parole en public, – découvrir les bases techniques de l’enregistrement et du montage sonore.
Cette approche concrète permet une meilleure compréhension du fonctionnement des médias, de leurs codes, de leurs contraintes et de leurs responsabilités.
Un projet pour développer des compétences essentielles
La classe à projet « Médias et cultures » vise le développement de nombreuses compétences transversales, utiles dans toutes les disciplines et dans les parcours futurs des élèves : – Compétences orales : prise de parole, argumentation, écoute active – Esprit critique : analyse des sources, compréhension des mécanismes de l’information, recul face aux contenus médiatiques – Compétences rédactionnelles : structuration des idées, clarté de l’expression écrite – Travail collaboratif : organisation en équipe, répartition des rôles, gestion de projet – Autonomie et créativité : initiative, imagination, capacité à proposer des sujets originaux – Culture générale et culturelle : ouverture sur les pratiques artistiques et médiatiques contemporaines
Ces apprentissages contribuent à former des citoyens éclairés, capables de comprendre et d’analyser le monde médiatique dans lequel ils évoluent.
Une immersion dans l’écosystème médiatique national
Le projet sera enrichi par un séjour pédagogique de deux jours à Paris, durant lequel les élèves découvriront l’écosystème médiatique national. Ce voyage permettra notamment : – de visiter des lieux emblématiques des médias, – de mieux comprendre les métiers du journalisme, de la radio, de la télévision ou du numérique, – de faire le lien entre les pratiques menées en classe et la réalité professionnelle.
Avec ce nouveau projet, le lycée affirme sa volonté de proposer des parcours innovants, favorisant l’engagement des élèves, la cohésion autour de projets et la réussite de tous
Les élèves des quatre classes de terminale STD2A ont répondu présents au projet de communication du Serveur Vocal Poétique.
Le SVP, Serveur Vocal Poétique, est un dispositif original, un détournement de l’usage habituel du serveur vocal. Il permet d’écouter gratuitement des poèmes lus par leurs auteur.rices, par des comédien.nes depuis un téléphone.
Conçu par Julien Bucci pour la Compagnie Home Théâtre, le SVP tente ainsi de rendre accessible la poésie actuelle à un large public.
La démarche est interactive car l’on peut formuler des choix grâce aux touches de son téléphone. Cette année, 30 poèmes sont proposés sur le thème « ARPENTER ».
Le 8 octobre 2025, les élèves de l’option Histoire des Arts en première Sdt2A ont visité l’exposition Eugène Leroy. Peintures & dessins, 1980-2000, au MUBA, musée des Beaux Arts de Tourcoing.
L’œuvre d’Eugène Leroy, essentiellement fondée sur le corps, entre en résonance avec la thématique de l’option Histoire des Arts : le portrait. On y voit des figures humaines, le plus souvent féminines, cadrées en pied ou en buste. Mais les voit-on vraiment ? C’est toute la difficulté, ou l’intérêt de ces peintures, de présenter un entre-deux, entre informe et figuration. Les peintures et dessins découverts au musée vont pouvoir enrichir le corpus d’œuvres étudiées cette année par les élèves.
Un compte rendu radiophonique de l’exposition, réalisé par la classe, est diffusé sur radio RADAR, la radio de l’ésaat.
Le formulaire de candidature en seconde GT et première STD2A pour l’année scolaire 2024-2025 est disponible en suivant ce lien.
Les élèves et familles ont jusqu’au 28 avril 2024 pour le remplir, merci de téléverser vos bulletins au format PDF.
La procédure est entièrement dématérialisée. Les éléments demandés sont les renseignements administratifs, les bulletins du premier et deuxième trimestres (de troisième pour la classe de seconde et de seconde pour la classe de première) et une liste de questions personnelles.
En parallèle, un second formulaire sera envoyé à l’établissement d’origine pour recueillir les avis du chef d’établissement, du CPE et du professeur principal.
La procédure AFFELNET est OBLIGATOIRE. Le vœu « ésaat » doit être mis en rang 1.