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Ce jeudi 8 décembre, les étudiants et les enseignants de l’option architecture intérieure de l’école ARTS² de Mons en Belgique sont venus visiter l’ésaat et rencontrer les étudiants et les enseignants de design d’espace. Cette rencontre concrétise le partenariat Erasmus entre les deux écoles, récemment signé !

Malgré un programme chargé : visite du musée La Piscine, de la Condition Publique et de la villa Cavrois, les étudiants de Bachelor de l’option architecture intérieure et leurs enseignants sont venus nous rendre visite. Après une présentation des formations en design d’espace à l’ésaat par les enseignants, Gustavo San Juan, référent pédagogique érasmus pour l’ésaat a présenté les possibilités de séjours d’études à l’école.

Les étudiants de DNMADe 2 et DSAA sont ensuite venus à la rencontre des étudiants du Bachelor autour d’un pot pour échanger sur leurs formations et leur proposer une visite express des ateliers de l’ésaat !

Cette première rencontre très conviviale augure une belle collaboration entre nos formations : un workshop entre les étudiants de bachelor 3 et de DSAA 1 est d’ores et déjà prévu pour le mois de janvier.

Renouveau, réhabilitation, paysage portuaire et balnéaire, occupation de sites industriels par des acteurs culturels comme à la Halle aux sucres tournée vers un urbanisme respectueux de l’environnement, et avec l’association artistique Fructôse, visite libre de la ZAC Grand Large… c’était le riche programme de ce jeudi 10 novembre, proposé aux étudiants de 1ère et 2nde années du DN MADe Espace, pour découvrir la ville côtière.

En descendant du bus, sous le soleil et le vent, les premiers paysages contrastés se dévoilent entre rouille et vieux hangars, terres artificielles et bord de l’eau, bâtiments patrimoniaux réhabilités et nouvelles constructions… Connue pour son aspect industriel, ses activités portuaires, mais également son importante empreinte carbone, la ville de Dunkerque tente pourtant de se renouveler, en retournant la ville sur sa qualité première, sa proximité avec la mer.

À la Halle aux sucres, Simon Brats nous présente la réhabilitation de l’ancien entrepôt par l’architecte Pierre-Louis Faloci : le bâtiment imposant est scindé en deux, laissant apparaître une longue rampe avec une pente marquée de 10% permettant au public d’accéder à l’accueil situé au 2nd étage, en traversant entièrement le bâtiment patrimonial. De grands vitrages sur les faces internes donnent de la profondeur en reflétant le ciel bleu, avec l’impression « comme d’avoir coupé la mer toute proche en deux » en amenant à l’intérieur beaucoup de lumière. Le dispositif de rampe permet d’y stocker, à l’abri de la lumière, les archives de la ville, en lien avec une agence d’urbanisme, un institut d’études territoriales, une association de la ville durable et un learning center hébergés sur le site. Car la Halle aux sucres est un espace de rencontres entre des personnes et des compétences diverses qui pensent à des solutions novatrices durables. On prend d’ailleurs conscience, en regardant le paysage portuaire sur le toit de la Halle, de la transition écologique importante que doit faire Dunkerque.

Aux ateliers Fructôse, juste à côté, Hélène Cressent nous raconte l’histoire de son association de soutien aux artistes qui leur permet d’avoir chacun un atelier personnel chauffé, des cellules individuelles construites tel un village démontable au sein d’un ancien hangar industriel, tout en ayant accès à différents espaces communs pour imprimer, travailler le bois ou le métal. Le lieu est atypique et original, il est la conséquence d’une occupation, au départ sauvage, mais ensuite acceptée par la commune qui a compris tout l’intérêt de faire revivre le site par le biais d’actions culturelles. Dehors, un espace carré bordé d’une palissade infranchissable de planches, nous intrigue. Il s’agit d’une action artistique de Steve Abraham et Nicolas Messager appelée « Forêt du Petit Mince », une friche de 100 m2 laissée vierge de toute intervention humaine pour voir si une forêt est en devenir, si les graines portées par les bateaux pourraient investir l’espace et se développer. Pour l’instant on n’y découvre que des mauvaises herbes…

Le quartier du FRAC Grand Large accueille la pause déjeuner, à proximité de la côte et du sable. Sentir la mer et manger face à l’étendue d’eau ressource certains étudiants, tandis que d’autres décident de profiter des bancs abrités du vent du jardin des sculptures du LAAC (Lieu d’Art et d’Action Contemporaine). L’après-midi, c’est une promenade libre au sein de la ZAC encore en construction, espace résidentiel géré en tant qu’écoquartier, possédant en son centre une structure en arc de cercle autour d’un espace vert permettant une qualité de vie comme une bulle d’air en pleine ville. Mais le quartier plutôt désert l’après-midi, sans commerces malgré sa proximité avec l’université et ses deux musées, laisse une impression mitigée aux étudiants.

Le FRAC nous a ensuite proposé plusieurs expositions d’art contemporain tournées vers le design, dans un bâtiment conçu par Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, sur le site des anciens chantiers navals. Les architectes ont choisi de protéger la Halle AP2, constitutive de l’identité du territoire qui a vu y naître les plus grands navires, en juxtaposant au bâtiment un double aux dimensions identiques. L’architecture au dernier étage nous offre, avant de partir, une vue saisissante sur la passerelle rejoignant le musée de la plage jusque Malo les Bains et la Belgique.


Avec cette sortie, nous avons découvert de nouveaux quartiers et de nouveaux bâtiments, certains entièrement neufs avec une recherche d’économie énergétique et d’autres implantés sur les restes d’un passé industriel récent, rares traces patrimoniales préservées malgré la destruction de près de 70% de la ville durant la 2nde guerre mondiale. Nous avons surtout été surpris par la capacité de Dunkerque à se renouveler pour répondre aux enjeux urbains actuels et devenir une ville où il fait de plus en plus bon vivre, avec la mer et le vent en toile de fond.

Écriture à plusieurs mains,
avec tous les étudiants de L1 DN MADe Espace,
en cours de Culture des arts

Nouveauté cette année : les étudiant·e·s des trois années du DN MADe Espace sont parti·e·s faire un voyage du 8 au 10 novembre, selon la spécificité de leur parcours. Les Paysages et territoires partagés se sont rendu·e·s en Val-de-Loire pour apprécier les jardins des châteaux de la Loire et les paysages de Sologne. Leur enseignante en culture des arts, Mme Quétu, a demandé aux 1ères années de rédiger un petit article résumant ces moments riches de partages pédagogiques.
Écoutons Laura, Éloi, Thomas, Jade et Noémie, décrire leur périple en Val-de-Loire : 

« Après un trajet confortable en bus, accompagné·e·s par Mme Quétu, Mme Debève et M. Masclef, nous sommes arrivé·e·s à Villandry, pour visiter son château et découvrir ses jardins typiques de la Renaissance, où nous avons dessiné. Le temps était froid mais ensoleillé, avec une nature aux couleurs de l’automne, pour visiter librement le lendemain le domaine de Chaumont sur Loire et son magnifique jardin à l’anglaise, sous de vastes arbres et au milieu d’œuvres d’art contemporain. Lors du séjour, notre chauffeur Christian a prévu plusieurs détours par des châteaux emblématiques, comme Cheverny (celui de Tintin) ou le royal Chambord. 
L’ambiance était très agréable, avec le soir une guitare, un peu de chant et beaucoup de rires. 
Le dernier jour nous l’avons passé dans la ville de Blois, avec ses dénivelés dus à de nombreux escaliers, son parcours Fluxus, marqué par les questions de l’artiste Ben Vautier, mais aussi son école du Paysage. » 

Car ce 10 novembre dernier, les étudiant·e·s de DNMADe en parcours Paysages et territoires partagés ont profité de leur passage à Blois pour visiter son École de la Nature et du Paysage

Accueilli·e·s par Mme Voisin, directrice de l’établissement, le groupe a eu le plaisir de retrouver deux anciennes élèves du BTS Design d’espace de l’ésaat, Sarah Caudron et Jade Krantz, qui leur ont fait découvrir l’école en répondant avec une grande patience à toutes leurs questions : sur le recrutement, l’organisation des enseignements, l’ambiance des ateliers… Guidé·e·s dans les locaux, elles et ils ont pu circuler dans les salles d’atelier et découvrir les travaux de fin d’études exposés, ce qui a impulsé une belle motivation aux jeunes roubaisien·ne·s, qui sont parti·e·s enrichi·e·s d’idées nouvelles pour valoriser leurs futurs projets. 

Elles et ils sont rentré·e·s les bras chargés de livres des Éditions de Blois, qui alimenteront avantageusement leur bibliothèque de section. Remercions ici chaleureusement cette belle générosité de l’École du paysage, son accueil amical, signe de la construction d’un joli partenariat entre deux écoles supérieures.