De septembre à novembre 2025, les 13 étudiants et étudiantes de première année du DSAA Design d’espaces : mutations, nouvelles narrations de l’ésaat ont mené un projet en collaboration avec la ville de Lys-lez-Lannoy et la Fabrique des quartiers. Cette démarche professionnelle les a associés à la réflexion autour du devenir de la Maison Dhalluin. Cette maison, ancienne résidence de la famille Dhalluin-Ledoux, acquise par la ville en 2020, bénéficie de plus de 5000 m2 de terrain et constitue un véritable réservoir de biodiversité au cœur de la métropole lilloise. Elle est appelée à devenir un lieu dédié à la pédagogie à l’environnement et à l’accueil des publics scolaires et associatifs.
S’inscrivant dans la continuité de la concertation citoyenne menée par la ville et de l’étude de faisabilité pilotée par la Fabrique des quartiers, les étudiants ont été invités à analyser le site, comprendre les besoins formulés et proposer des intentions d’aménagement articulant usages pédagogiques, activités culturelles et sensibilisation à la biodiversité. A l’issue d’une phase d’esquisses individuelle, la ville a sélectionné quatre propositions. Ces dernières ont été développées en équipe jusqu’au stade de l’avant-projet.
Tout au long de la conception, la ville et la Fabrique ont accompagné le travail des étudiants : visites sur site, temps d’échange et participation aux étapes clés de restitution. Cette collaboration étroite leur a permis de comprendre les exigences d’un projet porté par une collectivité publique et de se confronter aux contraintes du terrain afin de proposer une réponse cohérente.
Pour les étudiants, ce projet a constitué un terrain d’apprentissage privilégié, mêlant recherche, conception, scénarios d’usage et travail en équipe. Pour les partenaires, il a représenté l’occasion de bénéficier du regard créatif et engagé des futurs designers d’espace et de se figurer plusieurs possibilités d’aménagement pour la maison, son jardin et son bois.
Les projets réalisés par les étudiants seront prochainement exposés et présentés au public à Lys-lez-Lannoy.
Durant ce marathon créatif, les participants ont exploré les principes fondamentaux de l’économie circulaire à travers un escape game pour découvrir Tissel et ses 9 habitants. La deuxième journée a été consacrée au travail en équipe pour imaginer des projets à impact, pensés pour répondre aux défis sociaux, environnementaux ou territoriaux actuels. De l’idéation au prototypage, les équipes ont été accompagnées par des intervenants et encadrants engagés. Cette expérience leur a permis de mobiliser pleinement leurs compétences en design au service d’innovations responsables. La journée s’est conclue par des pitchs défendus devant 4 jurys mixtes incluant des entrepreneurs et experts de l’entrepreneuriat.
Le hackathon a réuni un total de 110 étudiants issus de formations variées : le Master Marketing Communication et Culture de l’IAE Lille, le Master Patrimoine et Musées de l’Université de Lille ainsi que le BTS Tourisme du Lycée Gaston Berger de Lille. Cette diversité de profils a créé un environnement particulièrement riche, propice aux échanges interdisciplinaires et à l’émergence d’idées novatrices.
Pendant une semaine, les étudiants de première année de DSAA Espace et Graphisme ont uni leurs compétences pour revaloriser le commerce de proximité sur le territoire de Dunkerque. Ce workshop, mené en partenariat avec la Communauté urbaine de Dunkerque, avait pour ambition de redonner souffle et visibilité à ces lieux du quotidien, essentiels à la vie des quartiers.
Le projet a réuni six commerces partenaires, représentant la diversité et la richesse du tissu local. Réunis en équipes inter-mentions, les étudiants ont croisé les regards, afin de questionner l’identité visuelle, l’aménagement intérieur et la requalification des façades commerciales, dans une approche globale du design.
Le lancement du workshop, à La Turbine à Dunkerque, a marqué le point de départ d’une semaine intense de création et d’échanges, en présence des responsables du projet à la Communauté Urbaine de Dunkerque et des commerçants impliqués.
Les deux premiers jours ont été consacrés à la rencontre avec les commerçants, aux relevés de mesures, à l’observation des usages et à l’analyse des besoins. De retour à l’ésaat les 15 et 16 octobre, les étudiants ont développé leurs concepts et scénarios pour produire les plans d’aménagement et les supports graphiques, avant de retourner à Dunkerque le vendredi 17 octobre pour présenter leurs projets finalisés aux commerçants et aux partenaires.
Les propositions ont su faire converger créativité, sens du réel pour explorer de nouvelles manières de raconter, d’habiter et de faire vivre le commerce local : refonte d’identité de marque, espaces repensés, façades requalifiées – autant de réponses qui placent le design au cœur de la revitalisation des lieux d’urbanité.
Les équipes de DSAA ont le plaisir de vous inviter à découvrir l’exposition organisée dans le cadre de la France Design Week.
À travers une sélection de projets de diplômes réalisés par les étudiants de la promotion 2025 des mentions espace, graphisme, produit et textile, cette exposition mettra en lumière la richesse, la diversité et l’exigence des démarches créatives portées par la nouvelle génération de designers.
Intitulée « Révéler la recherche en design », elle offre une occasion privilégiée de plonger dans les coulisses de la création, en dévoilant les étapes de recherche, de réflexion et d’expérimentation qui nourrissent chaque projet.
Galerie QSP du Bureau d’Art et de Recherche 112 Avenue Jean-Lebas, Roubaix
L’édition française du Concours Mondial des Compétences Professionnelles, organisé par le ministère de l’Éducation chinois, vient de mettre à l’honneur un étudiant de l’ésaat. Timothé Fromont, diplômé de la promotion 2025 du DSAA Design d’espaces, a décroché la médaille d’or grâce à son projet ambitieux intitulé Habiter les espaces résiduels.
Réunis à l’école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art Duperré à Paris, douze candidats venus de toute la France ont présenté oralement leur projet devant un jury. L’exercice visait à sélectionner les représentants français pour la finale internationale, qui se déroulera en Chine à l’automne prochain (octobre ou novembre).
Avec sa proposition, Timothé a su répondre à une problématique contemporaine majeure : comment repenser et transformer les délaissés urbains, ces lieux souvent oubliés, en espaces de vie porteurs de sens et de lien social. Après avoir cartographié et analysé les délaissés lillois, il en a établi une typologie et a proposé différents scénarios d’occupation pour chaque type de délaissé. Le projet développé propose d’expérimenter l’habitabilité d’un fragment de toiture d’une surface de 8m2. Sa démarche, à la croisée de l’innovation, de l’éthique et de l’esthétique, a convaincu par sa pertinence et sa qualité d’exécution.
Cette distinction témoigne non seulement de l’engagement de Timothé, mais aussi de la vitalité de la formation en design d’espace proposée à l’ésaat, qui encourage ses étudiants à explorer des réponses concrètes aux défis de nos environnements construits.
Toute l’équipe pédagogique du DSAA design d’espaces : mutations, nouvelles narrations et la communauté de l’école félicitent chaleureusement Timothé pour ce succès qui illustre brillamment le potentiel créatif de la nouvelle génération de designers.
Pour commencer l’année, les étudiantes et étudiants nouvellement arrivés en première année de DSAA à l’ésaat ont été invités à arpenter Roubaix et explorer ses lieux emblématiques, à révéler ce qui sommeille derrière les façades pour leur prêter un visage et exprimer leur identité.
Un lieu de Roubaix ou de ses environs a été attribué à chaque groupe de cinq étudiants, un par mention, groupe qui devait ensuite produire de trois à cinq masques réalisés à partir de matériaux de réemploi mis à disposition ou collectés auprès des partenaires et des ressources de l’établissement.
Pour enrichir les interventions des enseignants et enseignantes de l’école, Alexandra Basquin, marionnettiste, ancienne étudiante de l’école, est venue présenter son travail et faire du suivi avec les différents groupes.
La restitution comprenait des prises de vue des masques – en studio ou sur place – et une parade dans la cour de l’école vendredi après-midi après trois jours de production intense.
Une démarche d’atelier collectif destinée à créer des liens entre les étudiants et étudiantes des différentes mention de l’école et à découvrir un réseau culturel et urbain inconnu à la plupart.
Le projet d’architecture intérieure des étudiantes de DSAA Espace pour la salle polyvalente de la médiathèque de la Madeleine s’est concrétisé après plusieurs mois de travaux. Retour sur une réalisation exemplaire à l’occasion d’une visite organisée pour découvrir le projet réalisé en compagnie de Mme Massiet, 2ème adjointe de la Ville de la Madeleine, M. Tywoniuk, directeur de la médiathèque, M. Leroy, médiathécaire et Mesdames Leleux et Lorimier de l’entreprise Craft décor qui a réalisé le projet.
C’est avec beaucoup d’émotions que les trois étudiantes de la promotion 2024 de DSAA espace : Noémie Ducrocq, Léa Mouton et Léa Peyraud, sont revenues à la médiathèque de la Madeleine ce 27 juin 2024 pour découvrir les aménagements réalisés à la médiathèque. Le projet a en effet débuté en septembre 2022, il s’agissait du premier projet mené dans le cadre du cours de Laboratoire d’expérimentation et de recherche en première année de DSAA. La médiathèque de la Madeleine a fait appel au DSAA espace de l’ésaat pour repenser l’aménagement de sa salle polyvalente afin qu’elle puisse accueillir de multiples usages : temps dédiés à la pratique des jeux vidéos, expositions ponctuelles, accueil de comités de lecture, ateliers avec le public scolaire… L’enjeu du projet consistait donc à imaginer un aménagement suffisamment modulable et réversible pour s’adapter tant dans sa configuration spatiale que dans son identité à ces diverses activités.
Le projet a été abordé sous la forme d’un mini concours. Après une phase d’esquisses individuelles, 4 projets ont été retenus sur les 10 proposés. Les étudiantes ont ensuite travaillé en équipe de 2 ou 3 pour les études d’avant-projet. Le projet Reverse a été retenu par le jury à l’issue de la phase de développement.
Le projet Reverse a l’avantage de proposer une solution modulable, économique et éco-conçue. En effet, les étudiantes ont fait le choix de réemployer une partie des mobiliers existants et de les transformer. La pièce maitresse du projet est un très grand meuble de rangement qui permet de dissimuler les tables, les chaises et les fauteuils destinés aux ateliers pédagogiques et aux clubs de lecture lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Il est surmonté d’une fresque murale en volume qui rappelle le logo de la médiathèque. Autour de ce meuble, gravitent 5 mobiliers sur roulettes qui accueillent les équipements dédiés aux jeux vidéos. Ces derniers peuvent se fermer et devenir cimaises lorsqu’ils sont retournés. Une nouvelle borne d’accueil sur roulettes a également été conçue.
Après la phase de développement, plusieurs semaines et de nombreux échanges avec les personnels de la médiathèque ont été nécessaires pour réaliser le carnet de détails. La production des dessins techniques et les missions de prescription ont été suivis par Jules Froissant, dans le cadre du cours de Pratiques techniques. Le projet a été brillamment réalisé par l’entreprise Craft décor qui a produit les mobiliers et effectué les travaux.
» C’est impressionnant de voir un projet que l’on a dessiné se réaliser » .
Les étudiantes ont pu découvrir les petites modifications opérées par l’agenceur, échanger pour comprendre les ajustements réalisés et comparer les plans initiaux et le projet finalisé. La réalisation clôt de façon magistrale la formation DSAA de ces trois étudiantes fraichement diplômées !
Dans le cadre d’un workshop inter-mentions rassemblant les filières « produit » et « espace », nos étudiants de DSAA 1 ont dû imaginer l’aménagement des espaces communs de ce nouveau lieu roubaisien dédié à l’économie circulaire. Pour ce workshop en partenariat avec la mairie de Roubaix, l’association des manufactures Tissel, encadré par l’architecte Brann Le Garrec et les enseignants de DSAA de l’ésaat, il s’agissait principalement de penser un aménagement témoignant d’un engagement environnemental fort devant faire identité.
En s’appuyant sur un diagnostic et une programmation réalisés par les étudiants de DSAA espace en concertation avec les usagers du site, les étudiants des deux mentions ont pu proposer des solutions pour aménager à la fois un espace showroom afin de présenter les produits des manufactures, un espace dédié aux rencontres et événements, ainsi qu’un espace présentant le passé du site. Il en résulte des propositions fortement engagées qui portent des démarches de réemploi et des valeurs de recyclage, réparabilité, durabilité. Pour gagner en crédibilité, les différents projets envisagés s’appuient en partie sur la matériauthéque « Upcycle Your Waste » présentée sur le site et répertoriant un ensemble de déchets industriels inexploités sur le territoire.
Une attention particulière a été portée sur la cohérence d’ensemble et la spatialisation des différents usages prévus. A travers ce workshop court d’une semaine, les étudiants ont pu perfectionner leur méthodologie de projet en travaillant plus particulièrement la démarche d’éco-design. Ce fut également l’occasion de s’ouvrir à d’autres champs disciplinaires, de croiser les outils et méthodes et appliquer leurs acquis dans un projet concret mêlant design de meuble et design d’espace.
Du 13 au 17 novembre, les étudiants et étudiantes du DSAA 1 Espace de l’ésaat de Roubaix ont expérimenté les assemblages bois, dans la Halle C de la Condition Publique de Roubaix. Ce temps pédagogique différent leur a permis d’aborder autrement la démarche de projet en design d’espace, avec une entrée par la technique, la pratique et le concret. L’objectif : prendre conscience du potentiel créatif de l’approche technique.
Après un temps de prise en main des machines et d’acquisition des connaissances liés aux assemblages bois et dérivés, la semaine a été rythmée par des contraintes créatives permettant de générer une approche exploratoire. Le dernier jour a été consacré à la restitution de la démarche de recherche, à travers la scénographie du fruit de leurs expérimentations.
La classe de DSAA 1 Espace a été encadrée pour ce workshop par Denis Plancque, architecte de formation – chargé de projets “architecture, patrimoine et territoires”, et Dorian Dewaele, ébéniste et ludologue, encadrants de la halle C, ainsi que par l’équipe enseignante du DSAA.
Le résultat de cette semaine d’expérimentation technique est exposée jusqu’au 30 novembre 2023 sous la verrière de la Condition Publique, à Roubaix.
Le musée a pris place dans la Maison de l’Abbé située à proximité de l’église Saint-Eloi d’Hazebrouck. Cette maison, construite entre 1899 et 1900, a gardé son authenticité. Elle montre aux visiteurs le cadre de vie et de travail d’un homme qui fut prêtre, député du Nord de 1893 à 1928, maire d’Hazebrouck de 1914 à 1928 et «père» des jardins ouvriers en France. Le musée dispose de deux salles restées en l’état après la mort de l’Abbé et d’une collection d’écrits originaux, d’objets, de peintures, de photographies et de mobiliers qu’il souhaite valoriser.
Le musée va faire l’objet d’une extension à l’occasion de la rénovation du béguinage adjacent et c’est dans cette optique que les étudiants de DSAA ont été invités à repenser totalement l’aménagement et la scénographie de l’exposition permanente de la Maison-Musée afin d’en faire un lieu de visite, animé par l’œuvre et les combats de l’abbé Lemire.
Une première visite de site le 10 septembre a permis de rencontrer les membres de l’association et d’effectuer les relevés de mesure de la Maison-Musée. En s’appuyant sur le synopsis et la liste des expôts proposés par l’association, les étudiants ont défini le séquençage de la future exposition et ont choisi un parti-pris scénographique. A la suite d’une phase d’esquisses individuelle, cinq projets ont été choisis par l’association pour être développés en équipe. La phase d’avant-projet a permis d’affiner les esquisses en prenant en compte les contraintes architecturales et patrimoniales du site. Les étudiants ont dessiné les supports scénographiques, défini précisément le placement des expôts, imaginé des manipes et réalisé un devis estimatif des travaux. Ils ont été accompagnés durant la phase de conception par Matthias Delattre, scénographe et gérant de Nuüd studio.
Dans le cadre du projet, les étudiants ont également rencontré Guillaume Coquant, architecte au sein de l’agence Form@ en charge de la rénovation du béguinage d’Hazebrouck ainsi que la scénographe Carole Dekens, fondatrice de l’agence Fabula factory chargée de sensibiliser les étudiants à la problématique du réemploi et aux procédures d’appels d’offre en scénographie.
La phase d’avant-projet a été soutenue oralement en présence de l’association le 10 novembre. Les projets ont permis à l’association d’envisager concrètement de nouvelles possibilités scénographiques pour le musée. Les estimations budgétaires serviront quant à elles à engager des demandes de subventions.