Parmi eux, six étudiants, issus des DSAA espace et objet de l’ésaat ont pris part à cette expérience collective menée depuis le mois d’octobre. Répartis en équipes pluridisciplinaires, les participants ont travaillé autour d’une problématique concrète : penser les conditions de vie sur un chantier en site occupé, autrement dit habiter un lieu en transformation tout en maintenant les usages essentiels du quotidien.
Le programme invitait à imaginer des solutions permettant de continuer à manger, se laver, se retrouver, dormir ou utiliser les sanitaires dans un habitat en cours de réhabilitation. Pour répondre à ces enjeux, les équipes ont développé des prototypes à l’échelle 1 intégrant des principes de frugalité, de modularité, de démontabilité et de mobilité, avec une attention particulière portée aux matériaux issus du réemploi.
Une maison typique des années 1930, mise à disposition par La Fabrique des Quartiers à Lille, a servi de terrain d’analyse et d’expérimentation au projet. A l’issue de la fabrication, les prototypes ont été installés au sein de la maison afin d’être présentés au public. Ce contexte réel a permis aux étudiants de confronter leurs propositions aux contraintes de faisabilité.
Mené en parallèle des enseignements, le Défi de la Réhabilitation a constitué une expérience favorisant le dialogue entre design, architecture, ingénierie et savoir-faire constructifs, rythmée par quatre workshops de conception et une phase dédiée à la fabrication des prototypes au sein des ateliers des Compagnons du Devoir.
Félicitations aux participants pour la qualité de leurs productions et leur engagement tout au long du projet !
En deux semaines seulement, les étudiants en DSAA Design d’espaces de l’ésaat ont relevé le défi de concevoir et construire des dispositifs low-tech pour l’Avant-Poste, bâtiment municipal de la Ville de Roubaix. Mené en partenariat avec la Direction de la Transition Écologique de la Ville de Roubaux, ce workshop a permis d’explorer, par le faire et le réemploi, de nouvelles manières d’améliorer les usages et le confort thermique des espaces de travail.
Du 19 au 30 janvier 2026, les étudiants de première année de DSAA Design d’espaces : Mutations, nouvelles narrations ont mené un projet en partenariat avec la Direction de la Transition Écologique de la Ville de Roubaix autour des enjeux du low-tech et du réemploi. Inscrit dans le cadre du projet européen Interreg Vivons Lowtech Leven, ce partenariat a offert aux étudiants un terrain d’expérimentation concret : l’Avant-Poste, bâtiment municipal emblématique du patrimoine roubaisien.
Presque centenaire et soumis à de fortes contraintes patrimoniales, l’Avant-Poste présente de vastes espaces difficiles à s’approprier et d’importants déséquilibres thermiques. Face à ces limites, le projet proposait d’explorer des réponses low-tech, sobres et reproductibles, capables à la fois de segmenter les espaces et d’améliorer le confort thermique, en s’appuyant sur des matériaux de réemploi mis à disposition par la Ville.
La singularité de la démarche repose sur l’articulation étroite entre conception et construction. Après une première semaine dédiée à la conception et à l’élaboration de scénarios d’usage, les étudiants ont conçu des dispositifs pensés pour être appropriables, adaptables et faciles à reproduire. La seconde phase, menée à la Halle C de la Condition Publique, a permis de prototyper ces dispositifs à l’échelle 1, confrontant les intentions de projet à la réalité du faire.
Tout au long du workshop, les équipes ont bénéficié de l’accompagnement de Martin Fessard, docteur en architecture et charpentier, dont l’expertise low-tech a nourri une approche pragmatique et expérimentale de la construction. Cette immersion dans le geste, la matière et l’assemblage a renforcé une pédagogie du « penser par le faire », essentielle pour former des designers conscients des enjeux environnementaux contemporains.
Installés et présentés aux usagers de l’Avant-Poste en fin de projet, les prototypes constituent à la fois des réponses concrètes aux problématiques du lieu et des supports de réflexion sur de nouvelles manières d’« habiter » les espaces de travail, en phase avec les enjeux de sobriété, de résilience et de transition écologique portés par la Ville de Roubaix.
Inscrit dans la continuité des initiatives menées par la DAPI, le projet interroge la capacité du design d’espace à accompagner – voire initier – de nouvelles pratiques pédagogiques : pédagogies actives, hybridation des enseignements, apprentissages collaboratifs, prise en compte des usages numériques, mais aussi enjeux d’inclusion, de sobriété et de qualité de vie.
Les étudiants de DSAA ont développé une démarche de recherche articulant analyse théorique et enquête de terrain sur le campus de Pont de Bois. Ils ont été accompagnés par Coline Thomas, designer de service et fondatrice du Laboratoire d’Usages Collaboratifs, pour mettre en place un protocole d’enquête et produire un diagnostic des usages. Cette approche leur a permis d’identifier les freins et potentiels des espaces existants, de cerner les besoins des étudiants et des enseignants et de formuler des problématiques auxquelles le design d’espace peut répondre.
Les projets ont abouti à des scénarios spatialisés incitant à de nouvelles pratiques pédagogiques et à de nouvelles formes d’appropriation des espaces formels et informels de l’Université de Lille. La restitution finale, organisée le 16 janvier à l’Université de Lille, a donné lieu à la présentation de propositions ouvertes et exploratoires devant un jury composé de membres de la DAPI et d’usagers.
Ce partenariat a ainsi permis de nourrir la réflexion sur les futurs désirables de l’enseignement supérieur, tout en affirmant la contribution du design comme outil d’expérimentation et de réflexion critique capable d’interroger et d’anticiper les mutations sociétales.
À l’occasion du séminaire « Le DN MADe, et après ? » organisé les 9, 10 et 11 décembre derniers, l’ésaat a présenté ses formations de DSAA lors d’une visioconférence de 30 minutes.
Étaient présentées les 5 formations de Diplôme Supérieur des Arts Appliqués : Design Textile et Prospective, Design Graphiqueet Typographie, Design d’Espaces, Design d’Objets et Cinéma d’Animation.
Afin que ces informations puissent servir à toutes et à tous, voici ci-dessous le PDF de 83 pages présenté lors de la visioconférence ainsi qu’un nouveau petit montage présentant l’école en images.
De septembre à novembre 2025, les 13 étudiants et étudiantes de première année du DSAA Design d’espaces : mutations, nouvelles narrations de l’ésaat ont mené un projet en collaboration avec la ville de Lys-lez-Lannoy et la Fabrique des quartiers. Cette démarche professionnelle les a associés à la réflexion autour du devenir de la Maison Dhalluin. Cette maison, ancienne résidence de la famille Dhalluin-Ledoux, acquise par la ville en 2020, bénéficie de plus de 5000 m2 de terrain et constitue un véritable réservoir de biodiversité au cœur de la métropole lilloise. Elle est appelée à devenir un lieu dédié à la pédagogie à l’environnement et à l’accueil des publics scolaires et associatifs.
S’inscrivant dans la continuité de la concertation citoyenne menée par la ville et de l’étude de faisabilité pilotée par la Fabrique des quartiers, les étudiants ont été invités à analyser le site, comprendre les besoins formulés et proposer des intentions d’aménagement articulant usages pédagogiques, activités culturelles et sensibilisation à la biodiversité. A l’issue d’une phase d’esquisses individuelle, la ville a sélectionné quatre propositions. Ces dernières ont été développées en équipe jusqu’au stade de l’avant-projet.
Tout au long de la conception, la ville et la Fabrique ont accompagné le travail des étudiants : visites sur site, temps d’échange et participation aux étapes clés de restitution. Cette collaboration étroite leur a permis de comprendre les exigences d’un projet porté par une collectivité publique et de se confronter aux contraintes du terrain afin de proposer une réponse cohérente.
Pour les étudiants, ce projet a constitué un terrain d’apprentissage privilégié, mêlant recherche, conception, scénarios d’usage et travail en équipe. Pour les partenaires, il a représenté l’occasion de bénéficier du regard créatif et engagé des futurs designers d’espace et de se figurer plusieurs possibilités d’aménagement pour la maison, son jardin et son bois.
Les projets réalisés par les étudiants seront prochainement exposés et présentés au public à Lys-lez-Lannoy.
Durant ce marathon créatif, les participants ont exploré les principes fondamentaux de l’économie circulaire à travers un escape game pour découvrir Tissel et ses 9 habitants. La deuxième journée a été consacrée au travail en équipe pour imaginer des projets à impact, pensés pour répondre aux défis sociaux, environnementaux ou territoriaux actuels. De l’idéation au prototypage, les équipes ont été accompagnées par des intervenants et encadrants engagés. Cette expérience leur a permis de mobiliser pleinement leurs compétences en design au service d’innovations responsables. La journée s’est conclue par des pitchs défendus devant 4 jurys mixtes incluant des entrepreneurs et experts de l’entrepreneuriat.
Le hackathon a réuni un total de 110 étudiants issus de formations variées : le Master Marketing Communication et Culture de l’IAE Lille, le Master Patrimoine et Musées de l’Université de Lille ainsi que le BTS Tourisme du Lycée Gaston Berger de Lille. Cette diversité de profils a créé un environnement particulièrement riche, propice aux échanges interdisciplinaires et à l’émergence d’idées novatrices.
Pendant une semaine, les étudiants de première année de DSAA Espace et Graphisme ont uni leurs compétences pour revaloriser le commerce de proximité sur le territoire de Dunkerque. Ce workshop, mené en partenariat avec la Communauté urbaine de Dunkerque, avait pour ambition de redonner souffle et visibilité à ces lieux du quotidien, essentiels à la vie des quartiers.
Le projet a réuni six commerces partenaires, représentant la diversité et la richesse du tissu local. Réunis en équipes inter-mentions, les étudiants ont croisé les regards, afin de questionner l’identité visuelle, l’aménagement intérieur et la requalification des façades commerciales, dans une approche globale du design.
Le lancement du workshop, à La Turbine à Dunkerque, a marqué le point de départ d’une semaine intense de création et d’échanges, en présence des responsables du projet à la Communauté Urbaine de Dunkerque et des commerçants impliqués.
Les deux premiers jours ont été consacrés à la rencontre avec les commerçants, aux relevés de mesures, à l’observation des usages et à l’analyse des besoins. De retour à l’ésaat les 15 et 16 octobre, les étudiants ont développé leurs concepts et scénarios pour produire les plans d’aménagement et les supports graphiques, avant de retourner à Dunkerque le vendredi 17 octobre pour présenter leurs projets finalisés aux commerçants et aux partenaires.
Les propositions ont su faire converger créativité, sens du réel pour explorer de nouvelles manières de raconter, d’habiter et de faire vivre le commerce local : refonte d’identité de marque, espaces repensés, façades requalifiées – autant de réponses qui placent le design au cœur de la revitalisation des lieux d’urbanité.
Les équipes de DSAA ont le plaisir de vous inviter à découvrir l’exposition organisée dans le cadre de la France Design Week.
À travers une sélection de projets de diplômes réalisés par les étudiants de la promotion 2025 des mentions espace, graphisme, produit et textile, cette exposition mettra en lumière la richesse, la diversité et l’exigence des démarches créatives portées par la nouvelle génération de designers.
Intitulée « Révéler la recherche en design », elle offre une occasion privilégiée de plonger dans les coulisses de la création, en dévoilant les étapes de recherche, de réflexion et d’expérimentation qui nourrissent chaque projet.
Galerie QSP du Bureau d’Art et de Recherche 112 Avenue Jean-Lebas, Roubaix
L’édition française du Concours Mondial des Compétences Professionnelles, organisé par le ministère de l’Éducation chinois, vient de mettre à l’honneur un étudiant de l’ésaat. Timothé Fromont, diplômé de la promotion 2025 du DSAA Design d’espaces, a décroché la médaille d’or grâce à son projet ambitieux intitulé Habiter les espaces résiduels.
Réunis à l’école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art Duperré à Paris, douze candidats venus de toute la France ont présenté oralement leur projet devant un jury. L’exercice visait à sélectionner les représentants français pour la finale internationale, qui se déroulera en Chine à l’automne prochain (octobre ou novembre).
Avec sa proposition, Timothé a su répondre à une problématique contemporaine majeure : comment repenser et transformer les délaissés urbains, ces lieux souvent oubliés, en espaces de vie porteurs de sens et de lien social. Après avoir cartographié et analysé les délaissés lillois, il en a établi une typologie et a proposé différents scénarios d’occupation pour chaque type de délaissé. Le projet développé propose d’expérimenter l’habitabilité d’un fragment de toiture d’une surface de 8m2. Sa démarche, à la croisée de l’innovation, de l’éthique et de l’esthétique, a convaincu par sa pertinence et sa qualité d’exécution.
Cette distinction témoigne non seulement de l’engagement de Timothé, mais aussi de la vitalité de la formation en design d’espace proposée à l’ésaat, qui encourage ses étudiants à explorer des réponses concrètes aux défis de nos environnements construits.
Toute l’équipe pédagogique du DSAA design d’espaces : mutations, nouvelles narrations et la communauté de l’école félicitent chaleureusement Timothé pour ce succès qui illustre brillamment le potentiel créatif de la nouvelle génération de designers.
Pour commencer l’année, les étudiantes et étudiants nouvellement arrivés en première année de DSAA à l’ésaat ont été invités à arpenter Roubaix et explorer ses lieux emblématiques, à révéler ce qui sommeille derrière les façades pour leur prêter un visage et exprimer leur identité.
Un lieu de Roubaix ou de ses environs a été attribué à chaque groupe de cinq étudiants, un par mention, groupe qui devait ensuite produire de trois à cinq masques réalisés à partir de matériaux de réemploi mis à disposition ou collectés auprès des partenaires et des ressources de l’établissement.
Pour enrichir les interventions des enseignants et enseignantes de l’école, Alexandra Basquin, marionnettiste, ancienne étudiante de l’école, est venue présenter son travail et faire du suivi avec les différents groupes.
La restitution comprenait des prises de vue des masques – en studio ou sur place – et une parade dans la cour de l’école vendredi après-midi après trois jours de production intense.
Une démarche d’atelier collectif destinée à créer des liens entre les étudiants et étudiantes des différentes mention de l’école et à découvrir un réseau culturel et urbain inconnu à la plupart.