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Ce vendredi, les étudiantes de DSAA 1 mention Espace ont soutenu, par équipes, leur projet de scénographie pour l’exposition « Cabanes » qui se tiendra en 2023 à la Cité des Électriciens de Bruay-la-Buissière.

Après la réunion de lancement en novembre, la présentation des esquisses à mi-parcours, ce troisième rendez-vous avec les partenaires du projet – le directeur, le régisseur général et le responsable de la médiation culturelle de la Cité des Électriciens et l’équipe du master MEM de l’Université d’Artois en charge de la muséographie – avait un objectif précis : faire un choix.

Le jury, après une délibération nourrie, a sélectionné une des scénographies parmi les 4 proposées par les étudiantes pour qu’elle soit finalisée et réalisée. Il s’agit du projet « Un jeu d’enfant », de Juliette Deplanque et Ariane Bushby. Ces dernières vont continuer à le développer jusqu’à la phase chantier avec la Cité des Électriciens.

Voici un aperçu des 4 projets présentés :

Cab-âmes
L’idée fondatrice de ce projet est de poser une seule et même cabane dans l’espace dévolu à l’exposition, alors même que celui-ci est découpé en plusieurs pièces. Qu’importe, la cabane traversera les cloisons, passera par les fenêtres pour proposer un espace d’exposition qui le visiteur recomposera au fil de son parcours.

Cab-âmes – Marine Christiaens, Chloé Richard et Inès Jamet

Work in progress…
Quand on débute une cabane, on ne peut en connaître la forme finale : celle-ci s’enrichira des matériaux glanés et s’adaptera aux besoins du moment. Tel est le point de départ de ce projet, qui place l’idée de progression comme notion centrale de la scénographie, avec 3 structures qui viennent se compléter peu à peu, au fil de l’exposition.

Work in progress… – Sam Vanden Broeck, Karima Rakmani et Flavie Clément

[L’]enveloppe
Pour ce projet, l’intention est de convoquer l’imaginaire autour de la cabane : c’est à dire mettre en valeur le contexte environnant la cabane pour faire vivre au visiteur une expérience immersive. Les univers déployés s’adaptent au chapitrage de l’exposition : la forêt verticale, la forêt fantastique et la forêt apaisante.

[L’]enveloppe, Oriane Landais, Romane Féret et Sarah Accadebled

« Un jeu d’enfant »
L’exposition posant la contrainte d’être éco-conçue, les étudiantes ont mené une réflexion sur un système constructif qui utilise une matière première neuve – des panneaux de contreplaqué- de façon à ce que celle-ci soit la plus réutilisable possible dans d’autres projets d’aménagement ou de scénographie de la Cité des Électriciens. Ainsi, grâce à un assemblage moisé qui pince les panneaux au lieu de les percer, et un dessin qui évite les découpes de petites dimensions, Juliette et Ariane ont proposé une scénographie modulable et durable, qui pourra être reconfigurée dans d’autres occasions.

« Un jeu d’enfant » – Ariane Bushby et Juliette Deplanque

La Condition Publique, implantée dans le quartier du Pile à Roubaix est un tiers lieu qui œuvre pour la démocratisation culturelle et le partage des savoirs, notamment par l’appropriation d’outils, en créant les conditions les plus favorables à l’éclosion des idées et à la coopération locale.
Ce partage de savoirs techniques se déroule plus spécifiquement dans deux espaces : un labo numérique (Fablab) et la halle de construction (Halle C), ouverts en sessions libres les mercredis et samedis en après-midi.​ 

Les premières années de DN MADe Espace ont profité ce vendredi après-midi des portes ouvertes de ces lieux, dans le cadre de la semaine Fabriq&Demain. 
Chaque étudiant·e a participé à 3 ateliers au cours de l’après-midi : une heure de travail du bois dans la halle C, avec Dorian Dewaele de Lame Ludique, une heure d’initiation au Fablab avec Cyprien Heitz, le fabmanager, et une heure de visite de la Condition Publique, pour découvrir le bâtiment réhabilité par Patrick Bouchain en 2004.

Une riche après-midi qui a permis de donner une illustration concrète du cours de technologies et matériaux, et au terme de laquelle les étudiant·e·s sont fièrement reparti·e·s avec un té de leur fabrication. 

Cette semaine a marqué le démarrage du projet annuel de scénographie d’exposition des DSAA1 mention espace, mené dans le cadre du laboratoire d’expérimentation et de recherche. Comme pour les précédentes expositions scénographiées par les étudiant·e·s du DSAA espace, il s’agit d’une collaboration avec le master MEM de l’Université d’Artois et une structure culturelle des Hauts de France. Pour l’édition 2021, la structure partenaire est la Cité des Électriciens de Bruay-la Buissière, qui a confié la conception de sa prochaine exposition temporaire à 4 étudiantes en expographie et muséographie (master MEM) pour l’élaboration du contenu, et aux étudiantes de l’ésaat pour la scénographie, c’est-à-dire la mise en espace du contenu à exposer.

Ainsi, mardi 16 novembre, Matthias Delattre, scénographe du Studio Nuüd, a introduit ce domaine du design d’espace en s’appuyant sur sa pratique professionnelle. Il continuera à encadrer les étudiantes tout au long du projet.

Mercredi 17 s’est tenue la réunion de lancement du projet à l’ésaat, avec tou·te·s les partenaires : l’occasion de vivre une situation quasi professionnelle pour les étudiantes ! L’équipe des muséographes y a dévoilé le synopsis de l’exposition autour de la thématique de la cabane : de quoi stimuler les imaginaires.

Enfin, vendredi 19, les DSAA1 ont découvert la Cité des Électriciens à Bruay-la Buissière : visite guidée du centre d’interprétation, relevé des cotes de l’espace d’exposition et balade dans les jardins de la Cité, une journée intense qui permet de s’imprégner du site avant d’entamer la phase d’esquisses.

Nouveauté cette année : les étudiant·e·s des trois années du DN MADe Espace sont parti·e·s faire un voyage du 8 au 10 novembre, selon la spécificité de leur parcours. Les Paysages et territoires partagés se sont rendu·e·s en Val-de-Loire pour apprécier les jardins des châteaux de la Loire et les paysages de Sologne. Leur enseignante en culture des arts, Mme Quétu, a demandé aux 1ères années de rédiger un petit article résumant ces moments riches de partages pédagogiques.
Écoutons Laura, Éloi, Thomas, Jade et Noémie, décrire leur périple en Val-de-Loire : 

« Après un trajet confortable en bus, accompagné·e·s par Mme Quétu, Mme Debève et M. Masclef, nous sommes arrivé·e·s à Villandry, pour visiter son château et découvrir ses jardins typiques de la Renaissance, où nous avons dessiné. Le temps était froid mais ensoleillé, avec une nature aux couleurs de l’automne, pour visiter librement le lendemain le domaine de Chaumont sur Loire et son magnifique jardin à l’anglaise, sous de vastes arbres et au milieu d’œuvres d’art contemporain. Lors du séjour, notre chauffeur Christian a prévu plusieurs détours par des châteaux emblématiques, comme Cheverny (celui de Tintin) ou le royal Chambord. 
L’ambiance était très agréable, avec le soir une guitare, un peu de chant et beaucoup de rires. 
Le dernier jour nous l’avons passé dans la ville de Blois, avec ses dénivelés dus à de nombreux escaliers, son parcours Fluxus, marqué par les questions de l’artiste Ben Vautier, mais aussi son école du Paysage. » 

Car ce 10 novembre dernier, les étudiant·e·s de DNMADe en parcours Paysages et territoires partagés ont profité de leur passage à Blois pour visiter son École de la Nature et du Paysage

Accueilli·e·s par Mme Voisin, directrice de l’établissement, le groupe a eu le plaisir de retrouver deux anciennes élèves du BTS Design d’espace de l’ésaat, Sarah Caudron et Jade Krantz, qui leur ont fait découvrir l’école en répondant avec une grande patience à toutes leurs questions : sur le recrutement, l’organisation des enseignements, l’ambiance des ateliers… Guidé·e·s dans les locaux, elles et ils ont pu circuler dans les salles d’atelier et découvrir les travaux de fin d’études exposés, ce qui a impulsé une belle motivation aux jeunes roubaisien·ne·s, qui sont parti·e·s enrichi·e·s d’idées nouvelles pour valoriser leurs futurs projets. 

Elles et ils sont rentré·e·s les bras chargés de livres des Éditions de Blois, qui alimenteront avantageusement leur bibliothèque de section. Remercions ici chaleureusement cette belle générosité de l’École du paysage, son accueil amical, signe de la construction d’un joli partenariat entre deux écoles supérieures.