La finale de l’édition 2026 s’est déroulée le mardi 6 octobre au Fresnoy, Studio national des arts contemporains, à Tourcoing.
Les finalistes présélectionné·es disposaient de sept minutes pour pitcher leur projet de création ou d’entrepreneuriat (animation, jeu vidéo, docu-fiction). Trois prix de 1 000 € et un prix du public d’une valeur de 500 € étaient à gagner, ainsi que des accompagnements et un soutien à l’écriture et à la communication.
Parmi les sept finalistes (sur 35 projets envoyés) figuraient deux étudiant·es issu·es de la dernière promotion de notre DN MADe Cinéma d’animation : Maylis Ayrault et Arthur Mezzaluna. Après la présentation de leur film de fin d’études et la délibération du jury, tous deux ont été récompensé·es.
Le prix « Images » et le prix du public ont été attribués à Maylis Ayrault pour « Les Déferlantes« , un court métrage d’animation réalisé en encre sur verre. Le film interprète de manière poétique et très picturale les grandes marées de la côte bretonne lors d’une tempête.
Le prix ACAP (aide à l’écriture) a été remis à Arthur Mezzaluna pour son projet de film « La Donna« , réalisé en animation 2D traditionnelle et numérique. Avec sensibilité et délicatesse, il y raconte l’histoire d’un vieil homme endeuillé qui sort de son isolement et se lance dans une poursuite qui ravive le souvenir de ses bonheurs passés.
Grâce à ses formations en cinéma d’animation (DN MADe -Bac+3- et DSAA -Bac+5-), l’école est représentée sur le stand que Pictanovo installe au MIFA_Marché International du Film. Cette association, qui soutient la production audiovisuelle et cinématographique dans les Hauts-de-France, offre ainsi une belle vitrine aux réalisations des étudiant·es de ces deux parcours.
C’est dans ce contexte, qu’un montage des productions récentes de nos cursus post-bac en cinéma d’animation est réalisé chaque année. Diffusé prioritairement en continu sur le stand pendant toute la durée de la manifestation, il est désormais visible en ligne ici.
En partenariat avec Les Femmes s’animent et avec le soutien du CNC, de la SACD, de la CPNEF de l’Audiovisuel, d’Unreal Engine et de Praxinos, le RECA (Réseau des écoles de cinéma d’animation) organise chaque année un grand concours de courts-métrages d’animation ayant pour thème l’égalité “Femmes-Hommes“.
Réservé exclusivement aux étudiant·es sortant·es des écoles du RECA, ce concours demande aux candidat·es de fournir, pour la sélection : un synopsis de 12 lignes maximum, une planche d’intentions graphiques ainsi qu’une note d’intention de réalisation. Le·la lauréat·e se voit remettre non seulement une gratification de 1000 €, mais bénéficie aussi d’un accompagnement personnalisé pour produire et fabriquer l’œuvre sélectionnée, qu’iel réalise ensuite à l’occasion d’un stage dans un studio partenaire.
Pour cette quatrième édition, c’est une étudiante de notre DN MADe Animation, Lilou Croatto, qui a monté la première marche du podium, avec son projet de court-métrage “SuperChat“, destiné à un public d’enfants, de 3 à 6 ans. Elle y aborde avec simplicité la question des stéréotypes de genre auxquels les enfants sont confronté·es dès leur plus jeune âge. Inspiré par son expérience personnelle et par des situations observées lors de son travail en médiathèque, son film cherche à montrer que les couleurs, les goûts et les passions n’appartiennent à aucun genre. À travers “SuperChat“, un personnage masculin qui ose porter du rose malgré la peur du regard des autres, le court-métrage défend la liberté d’être soi-même et l’acceptation de ses goûts sans honte.
Accompagné par l’équipe pédagogique du DN MADe et par le studio Praxinos pour sa fabrication, le court-métrage est aujourd’hui terminé. Il a été projeté, en avant-première, le 24 septembre 2026, dans les locaux de la SACD, à Paris, en présence de l’ensemble des partenaires et étudiant·es invité·es. Il est également visible en ligne.
L’Hybride, situé au 18 rue Gosselet à Lille, est un lieu culturel atypique porté par l’association Rencontres Audiovisuelles, qui se consacre depuis 2007 aux courts métrages et aux nouvelles images.
En 2026, le lieu se réinvente et devient la première salle de vidéo mapping immersif des Hauts-de-France. En intégrant cette nouvelle dimension à sa programmation (sans pour autant délaisser les séances de courts métrages proposées tout au long de l’année), ce lieu atypique se revendique comme un espace de diffusion et d’expérimentation où cinéma et arts numériques se rencontrent et se réinventent.
Depuis le 19 septembre 2026, un nouveau programme immersif y est projeté : “Au-delà des lignes_Romancières en lumière“. Cinq artistes féminines s’y emparent librement des œuvres de cinq grandes autrices – George Sand, Virginia Woolf, Marguerite Duras, Colette et Tamara Duda – pour donner corps à leurs mots. Les textes deviennent images et entrent en résonance avec notre époque.
Parmi elles, Louise Postel, ancienne étudiante de notre DN MADE Cinéma d’animation (promotion 2024) et de la FCND4 – devenue DSAA Animation depuis septembre 2025 – s’est vue confier la création d’un des courts métrages de cette nouvelle programmation. C’est sa toute première réalisation en tant qu’autrice en mapping immersif. Entièrement réalisé en animation 2D, d’une durée de 5 minutes et librement inspiré d’“Indiana“ de George Sand, son film défend des valeurs féministes déjà bien présentes dans l’œuvre originale (le roman raconte le combat d’une femme pour s’affranchir de l’emprise masculine et se retrouver elle-même) tout en leur donnant une résonance résolument contemporaine.
Demi-mai au vendredi 5 juin 2026, les chaînes jeunesse du groupe M6 : Canal J, Tiji et Gulli — diffuseront les films d’animation réalisés par les étudiants de deuxième année du DN MADe Cinéma d’animation de l’ésaat, dans le cadre du concours national “Les Espoirs de l’Animation“.
Ce concours a pour ambition de promouvoir l’animation française auprès du grand public, et plus particulièrement des jeunes enfants et adolescents, tout en mettant en lumière les formations en cinéma d’animation des 6 écoles participantes pour cette nouvelle session : l’ésaat (Roubaix), La Poudrière (Valence), École Estienne (Paris), Émile Cohl (Lyon), MOPA (Arles) et Rubika (Valenciennes).
Cette expérience représente une véritable immersion dans le monde professionnel. Répartie en trois groupes, la classe doit répondre à un cahier des charges précis imposé par le diffuseur, autour d’une thématique renouvelée chaque année. Pour cette édition 2026, le thème proposé est : “Ta différence, c’est ma chance“.
Le défi est double : apprendre à travailler à plusieurs et réaliser, en seulement un mois, un court-métrage autour d’un sujet imposé. Entre le 9 mars et le 3 avril 2026, les étudiants de deuxième année du DN MADe Cinéma d’animation ont ainsi relevé le challenge en équipes de quatre à cinq personnes. Leur travail a abouti à trois courts-métrages d’une minute chacun. Accompagnés par les étudiants du BTS “Métiers du Son“ du Lycée Jean Rostand de Roubaix pour le design sonore, ils ont mené chaque projet de la conception à la réalisation. Cette expérience leur a permis de mettre en pratique les compétences acquises au cours de leurs deux années de formation, tout en expérimentant de nouvelles techniques aux côtés de leurs enseignants et intervenants professionnels.
En attendant la proclamation du palmarès 2026, à 13h00, le 17 juin prochain et l’attribution du Prix du Public et du Prix Professionnel, l’ensemble des courts-métrages est découvrir sur les chaînes et les sites web jeunesse du groupe M6, ici.
Et surtout, n’oubliez pas de voter pour vos films préférés !
À l’occasion du Video Mapping Festival 2026, dont le lancement a lieu ce vendredi 10 avril, ils·elles se sont engagé·e·s dans un projet collaboratif, aux côtés d’autres écoles roubaisiennes spécialisées dans l’image animée 2D/3D.
En février dernier, une vingtaine d’étudiant·e·s issu·e·s de l’ésaat et de Piktura ont investi les locaux de notre établissement, organisateur et partenaire de cet atelier créatif. Pendant cinq jours, réparti·e·s en équipes de quatre à cinq personnes, ils·elles ont imaginé et réalisé deux habillages animés sur le thème : « Métamorphose ». Ces créations, destinées à sublimer les façades du Musée de La Piscine et de l’église Saint-Martin, deux monuments emblématiques de Roubaix, ont été encadrées par Sylvain Pouillard et Hamza Mrabet, experts en mapping vidéo.
Financé par la ville de Roubaix, ce projet a permis aux participant·e·s de croiser leurs savoir-faire et leur créativité. Le résultat de cette collaboration sera dévoilé au public les 24 et 25 avril 2026, lors de projections exceptionnelles sur les deux sites roubaisiens sélectionnés.
Le RECA est une association loi 1901 reconnue d’intérêt général, qui fédère des écoles françaises de cinéma d’animation et de VFX reconnues pour leur excellence par les professionnels, en France comme à l’international.
Face à la multiplication des dérives pédagogiques et des publicités trompeuses dans le secteur de la formation à l’image animée (dénoncées notamment dans l’ouvrage Le Cube de Claire Marchal aux éditions Flammarion), le RECA a engagé une refonte complète de ses critères de labellisation, applicables aussi bien aux écoles déjà membres du réseau qu’à celles souhaitant le rejoindre.
Ce nouveau label s’appuie sur un référentiel exigeant, garantissant la qualité pédagogique des formations, la compétence des équipes encadrantes, l’accompagnement des étudiants, la modernité des équipements, les partenariats avec les professionnels du secteur et l’insertion des diplômés. Il a pour objectif d’offrir un repère clair et fiable dans un paysage de formations en constante évolution, afin d’éclairer les choix d’orientation des étudiants et de leurs familles.
À l’occasion des RADI-RAF 2025 (Rencontres sur le développement, l’innovation et la formation du secteur de l’animation) organisé chaque année courant novembre à Angoulême, le Réseau des Écoles de Cinéma d’Animation a dévoilé la labellisation de 19 écoles françaises, parmi lesquelles figure l’ésaat avec ses deux formations en cinéma d’animation — le DN MADe Cinéma d’animation (Bac+3) et le DSAA Animation (Bac+5).
Cette distinction salue l’engagement de notre établissement envers la réussite étudiante, la rigueur et la transparence de ses parcours. Cette certification s’appuie sur des critères précis, illustrant notre volonté d’agir concrètement : • Transparence : informations claires et accessibles, harmonisation des conditions d’admission, lutte contre les promesses trompeuses ; • Développement de la filière : participation active à l’évolution du secteur ; • Bien-être étudiant : actions ciblées pour accompagner les étudiants ; • Responsabilité environnementale : co-construction d’une démarche éco-responsable.
En certifiant les écoles qui répondent à ces normes, le label RECA valorise une offre de formation responsable, sérieuse, éthique et en phase avec les attentes du marché de l’animation.
Octobre 2025 aura été un mois fructueux pour les étudiant·es et ancien·nes du DN MADe Cinéma d’animation. Entre sélections et attribution de prix, la formation confirme son rayonnement en et hors-Région.
Trois films de fin d’études de la promotion 2022-2025 ont été sélectionnés pour participer au Forum « Aide à la Production » du Festival « Cinémondes2025″, à Abbeville. Ceux de :
• Victor Poissonnier, pour son court-métrage : « Filez droit ! »
• Emil Wattebled, pour : « Celle qui vit chez moi. »
• Alicia Sénécal, pour : « Pépé Tambouille »
Une opportunité rare pour ces jeunes créateur·trices de présenter leurs projets devant des professionnel·les du cinéma et de l’audiovisuel, venu·es de France et de Belgique. L’objectif ? Bénéficier de conseils avisés, d’un soutien à l’écriture ou à la production, et concrétiser ainsi leurs courts-métrages dans les meilleures conditions possibles.
Organisé par Pictanovo, le concours « Créatalents » vise, quant à lui, à accompagner les jeunes auteur·es des Hauts-de-France dans le développement et le financement de leurs projets.
C’est Lysandre Boucly (promotion 2022-2025), avec son film de fin d’études « Ignition« , qui a décroché le premier prix, doté d’une bourse de 2 000 €. Une reconnaissance qui lui permettra de finaliser ce court-métrage auquel il tient particulièrement.
Bun-Chaï Ly (Promotion 2020-2023) a, pour sa part, été choisi par Pictanovo pour représenter la région aux côtés de jeunes talents européens. Il participera ainsi au Cartoon Springboard 2025, qui se tiendra à Madrid du 28 au 30 octobre 2025. Cet événement majeur de l’animation européenne est une véritable vitrine pour les jeunes créateur·trices, leur offrant l’opportunité de rencontrer des professionnel·les du secteur et d’ouvrir la voie à de futures collaborations.
Du lundi 12 mai au dimanche 1er juin 2025, les chaînes Jeunesse du groupe M6 (Canal J, Tiji, Gulli) diffuseront les films d’animation réalisés par les étudiants de deuxième année du DN MADe Cinéma d’animation, dans le cadre du concours “Les Espoirs de l’Animation.“ Pour rappel, cette opération a pour but de promouvoir l’animation française auprès du grand public (et en particulier des enfants), en mettant en valeur ses écoles et ses formations.
Elle permet aux étudiants de se confronter à un environnement professionnel, chaque équipe devant respecter un cahier des charges très précis, imposé par le diffuseur, sur un thème différent chaque année. Pour 2025, le thème proposé est : « La vie est une récré, Continuons à jouer ! » avec une contrainte supplémentaire pour les équipes : réaliser les films en un mois.
Entre le 3 et le 29 mars derniers, les étudiants de deuxième année duDN MADe Cinéma d’animation ont donc réalisé, en équipes de 4 ou 5, trois films d’animation d’une minute chacun.
Accompagnés des élèves du BTS Métiers du Son du lycée Jean Rostand de Roubaix pour le design sonore, ils ont travaillé de la conception à la réalisation de chaque court-métrage. Cette expérience leur a permis de mettre en pratique les compétences acquises au cours de leurs deux années de formation, tout en découvrant de nouvelles techniques, sous la supervision de leurs intervenants professionnels et enseignants.
Cette année, en plus de l’ESAAT, cinq autres écoles ont participé à ce challenge : la Poudrière (Valence), Estienne (Paris), Émile Cohl (Lyon), Mopa (Arles) et Rubika (Valenciennes).
En attendant l’édition du Palmarès 2025 et la proclamation des différents prix : le Prix du Public et le Prix Professionnel, vous pouvez d’ores et déjà découvrir l’ensemble des courts-métrages sur les différentes plateformes des chaînes précitées (canaux TV et sites web) en n’oubliant pas de voter pour vos films préférés ! Il suffit ce cliquerici.
Inventés par Alexandre Alexeïeff (graveur russe, 1901-1982) et Claire Parker (ingénieure américaine, 1906-1981), les écrans d’épingles sont des instruments utilisés pour réaliser des courts-métrages d’animation, sur le principe de l’animation image par image (ou stop-motion).
Le principe très particulier de l’écran d’épingles repose sur une trame de pointes traversant une surface blanche. Lorsqu’elles sont éclairées obliquement, ces pointes génèrent des ombres portées plus ou moins longues, selon leur saillie, donnant ainsi naissance à une image en relief.
Cette image, d’une grande finesse, peut être créée à l’aide d’objets de toutes formes en enfonçant les épingles jusqu’à obtenir la tonalité de gris et la forme souhaitée. L’exact négatif de cette image est visible au verso.
Parmi la dizaine d’écrans fabriqués par Alexeïeff et Parker entre les années 1930 et 1970, il n’en reste aujourd’hui que trois au monde encore fonctionnels. L’un d’eux, datant de 1937, vient d’arriver au sein de notre école.
Grâce à un partenariat avec le CNC/Patrimoine cinématographique de Paris et l’impulsion de la jeune réalisatrice des Hauts-de-France, Justine Vuylsteker, l’ésaat a la chance d’accueillir cet objet rare et historique pour une période de trois semaines, du 17 mars au 4 avril 2025.
Pendant ces trois semaines, nous est donnée l’occasion unique de voir ce dispositif en fonctionnement, grâce à la présence quotidienne de Justine, qui fait partie des huit personnes habilitées dans le monde à faire fonctionner un écran d’épingles. Cette résidence a pour objectif de lui permettre de réaliser, à partir des 400 000 épingles composant cet écran, les premières images de son nouveau court-métrage d’animation, produit parBandini Films.
A noter que Justine n’en est pas à son coup d’essai, puisque l’un de ses derniers courts-métrages : Etreintes, réalisé en 2018, reposait déjà sur cette technique.